Utpictura18 - Fiction

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Le porcépictura est-il une chimère ? Il devient en novembre 2020 le nouveau logo d’Utpictura18 et prépare la migration du site vers Drupal 8…
Le viol de Lucrèce - Agostino Veneziano d’après Raphaël

Le viol de Lucrèce - Agostino Veneziano d’après Raphaël

Stéphane Lojkine, cours donné à l'université de Toulouse-Le Mirail de 2006 à 2007
UE4, LM0004, littérature comparée, 1èree année, 2e semestre
le mardi, 14h-16h, salle 215

Littérature et brutalité (le cours)

Enjeu théorique du cours :

Tout récit littéraire construit une représentation : il s’éloigne alors nécessairement du réel dont il est censé rendre compte. La représentation suppose un sens et une mise en forme, une organisation de la matière du récit. Elle s’oppose ainsi radicalement à la brutalité, qui surgit dans le réel sans intention ni signification. Or précisément parce qu’elle récuse toute mise en scène, la brutalité constitue le cœur, l’enjeu et la justification du récit littéraire. Viols, meurtres, attentats : voilà de quoi parle la littérature. Ne pouvant en restituer immédiatement la brutalité, elle construit pour en rendre compte le dispositif de ses récits.

Œuvres étudiées

Gaston LEROUX, Les Aventures extraordinaires de Rouletabille reporter, tome 1, éd. Francis Lacassin, Laffont, Bouquins, 1988
Fédor DOSTOÏEVSKI, Les Démons, trad. André Markowicz, Actes sud, Babel, 1995 (3 volumes)
Samuel RICHARDSON, Lettres angloises ou Histoire de Miss Clarisse Harlove, trad. Antoine-François Prévost d’Exiles

Lectures critiques

Roland BARTHES, Essais critiques, Préface (texte fourni en cours)
Mikhaïl BAKHTINE, La Poétique de Dostoïevski, trad. Isabelle Kolitcheff, Seuil, 1970
Brutalité et représentation, dir. M. Th. Mathet, L’Harmattan, 2006

Sujets de dissertation

Mai 2007

Dans L’Espace littéraire, Maurice Blanchot écrit : « Parler, c’est essentiellement transformer le visible en invisible, c’est entrer dans un espace qui n’est pas divisible, dans une intimité qui existe pourtant hors de soi. » (1955, Idées/Gallimard, p. 184.) Apr&eagrave;s avoir dégagé le caractère profondément paradoxal de cette affirmation, vous vous demanderez dans quelle mesure elle définit ce qu'il en est de tout dispositif de récit. Vous étaierez votre réflexion sur les œuvres au programme : Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux, Les Démons de Dostoïevski, Clarisse de Richardson.

Mars 2007

Expliquez et commentez ces propos d’un critique contemporain : « La violence pour se montrer exige une scène, car elle promeut un sens et appelle la représentation. En revanche la brutalité est sans visage, sans parole ni sens. Elle ne s’exhibe pas sur une scène, ne se cache pas derrière un écran. Issue de la combinaison d’une force et d’un hasard, elle ne se constitue même pas en événement. Elle est un trou, un blanc, dans la représentation. » (Brutalité et représentation, dir. M. Th. Mathet, L’Harmattan, 2006, p. 20.)