~ Fiction

Couverture Roland furieux à Effiat

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Le porcépictura est-il une chimère ? Il devient en novembre 2020 le nouveau logo d’Utpictura18 et prépare la migration du site vers Drupal 8…

Cette page archive les sujets de dissertation donnés aux étudiants de littérature comparée de l’université de Toulouse Le Mirail à l’occasion du cours sur « Littérature et brutalité », 2004-2006.

Littérature et brutalité

Sujets de dissertation

Mars 2007

Expliquez et commentez ces propos d’un critique contemporain : « La violence pour se montrer exige une scène, car elle promeut un sens et appelle la représentation. En revanche la brutalité est sans visage, sans parole ni sens. Elle ne s’exhibe pas sur une scène, ne se cache pas derrière un écran. Issue de la combinaison d’une force et d’un hasard, elle ne se constitue même pas en événement. Elle est un trou, un blanc, dans la représentation. » (Brutalité et représentation, dir. M. Th. Mathet, L’Harmattan, 2006, p. 20.)

Mai 2006

Analysant comment la littérature, au tournant du 19e et du 20e siècles, a concentré son énergie à figurer la pensée, Laurent Jenny écrit : « La pensée a entièrement investi le réel et elle ne demande plus qu’à être interprétée. » (La Fin de l’intériorité, PUF, 2002, p. 154.) Expliquez cette formule. L’analyse de Laurent Jenny porte sur la poésie ; pensez-vous qu’elle puisse s’appliquer également aux œuvres romanesques du programme ?

Septembre 2005

Pour définir le récit, Gérard Genette part d’une définition traditionnelle, qu’il formule ainsi :
« Si l’on accepte, par convention, de s’en tenir au domaine de l’expression littéraire, on définira sans difficulté le récit comme la représentation d’un événement ou d’une suite d’événements, réels ou fictifs, par le moyen du langage, et plus particulièrement du langage écrit. » (G. Genette, « Frontières du récit », Figures II, Seuil, Points, p. 49.)
En quoi cette définition du récit s’oppose-t-elle radicalement à la notion de dispositif de récit ?
Vous étaierez votre réflexion sur les œuvres au programme : Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux, Les Démons de Dostoïevski, Clarisse de Richardson.

Juin 2005

Dans La Violence et le sacré, René Girard écrit :
« Dans de nombreux rituels, le sacrifice se présente de deux façons opposées, tantôt comme une chose très sainte dont on ne saurait s’abstenir sans négligence grave, tantôt au contraire comme une espèce de crime qu’on ne saurait commettre sans s’exposer à des risques également très graves. » (Grasset, poche, p. 9.)
Peut-on considérer le sacrifice, tel que le définit René Girard, comme la matrice narrative de tout récit ?
Vous étaierez votre réflexion sur les œuvres au programme : Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux, Les Démons de Dostoïevski, Clarisse de Richardson.

Printemps 2005

Décrivant l’activité de l’esprit dans le jeu de dames, Edgar Poe écrit :
« l’analyste entre dans l’esprit de son adversaire, s’identifie avec lui, et souvent découvre d’un seul coup d’œil l’unique moyen -- un moyen quelquefois absurdement simple -- de l’attirer dans une faute ou de le précipiter dans un faux calcul. » (« Double assassinat dans la rue Morgue », Histoires extraordinaires, GF, p. 54.)
Dans quelle mesure peut-on dire qu’une telle activité de l’esprit est constitutive de tout dispositif de récit ?
Vous étaierez votre réflexion sur les œuvres au programme : Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux, Les Démons de Dostoïevski, Clarisse de Richardson.

Mai 2005

Dans sa thèse sur la fièvre puerpérale, Céline écrit :
« On n’explique pas tout avec des faits, des idées et des mots. Il y a, en plus, tout ce qu’on ne sait pas et qu’on ne saura jamais » (La Vie et l’œuvre de Philippe Ignace Semmelweis, Denoël et Steele, 1936, p. 621).
Dans quelle mesure cette réflexion peut-elle s’appliquer au fonctionnement même de la littérature ?
Vous étaierez votre réflexion sur les œuvres au programme : Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux, Les Démons de Dostoïevski, Clarisse de Richardson.

Printemps 2004

Georges Didi-Huberman écrit, dans Images malgré tout (Minuit, 2003, p. 221) :
« Le mythe de Méduse nous rappelle que l’horreur réelle nous est source d’impuissance. Le pouvoir de terreur qu’exerce le bourreau anéantit la victime et pétrifie, rend aveugle ou muet le témoin aux yeux nus. Mais l’horreur reflétée, reconduite, reconstruite comme image peut être source de connaissance, à condition toutefois que l’on engage sa responsabilité dans le dispositif formel de l’image produite. Il y a bien un courage de connaître : c’est le courage d’incorporer dans notre mémoire un savoir qui, reconnu, lève un tabou que l’horreur, toujours paralysante, continue de faire peser sur notre intelligence de l’histoire. »
Expliquez et commentez ces propos à la lumière du Mystère de la chambre jaune, des Démons, de Clarisse.

Mai 2004

Lorsque Lizaveta Nikolaïevna s’approche de la maison où Maria Timoféïevna a été assassinée, un cri jaillit de la foule attroupée : « Ça leur suffit pas d’égorger, ils viennent voir ! » (Dostoïevski, Les Démons, III, 3, 3, p. 142).
Dans quelle mesure ce cri et les terribles malentendus qu’il recouvre pointent-ils l’ambiguïté fondamentale de tout dispositif de récit ?
Vous appuierez votre réflexion sur des exemples précis, que vous emprunterez principalement au Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux, aux Démons de Dotoïevski et à Clarisse de Richardson.