Couverture Roland furieux à Effiat

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
To USA users : the Montpellier URLs are now closed. Please use the Aix-Marseille website address : https://utpictura18.univ-amu.fr, or the Toulouse address : http://utpictura18.univ-tlse2.fr
Adresse complète
à Toulouse

This picture is not the one you were looking for ? Please click on the links on the right (darker text) and enlarge your search by author, date, textual source, subject...etc
Rites funéraires (More, Utopie, 1715)
Rites funéraires (More, Utopie, 1715)
Cette notice fait partie d’une série : L’Utopie de Thomas Morus, trad. Gueudeville, Leyde, 1715 (pièce ou n° 16 / 17)

Datation : 1715

Sujet de l’image : Fiction, 16e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Zürich, ETH-Bibliothek (Bibliothèque centrale de l’École polytechnique), Rar 6239
Notice n° B2054   (n°1 sur 1) 
Analyse de l’image :
     « Quand donc, les Utopiens voïent mourir un Compatriote en desesperé, cela leur fait horreur. Le Malade a-t-il rendu le dernier soufle ; a-t-il passé d ela condition de mortel à celle d’immortel ; enfin, de malade est il devenu défunt ? On le porte à la Sépulture ; mais en grand silence, avec des faces mornes, sombres ; enfin, avec une tristesse qui fait pitié. On fait la priére : on demande fervemment à Dieu, que par sa bonté infinie, il lui plaise faire misericorde à un Pecheur qui n’a mérité que les terribles effets de sa Justice & de sa Vangeance. Ensuite, on jette force terre sur le Cadavre, qui, en effet, ne cherche pas un autre domicile ; & puis le Convoi se retire, aussi dolent qu’il étoi venu.
    Au contraire : quand un Citoïen meurt gaîment, & plein de bonne esperance, c’est une fortune pour lui. Cet heureux Mort n’a point le chagrin de se voir pleurer ; on croirit lui faire affront, on croiroit insulter à sa gloire, si on répandoit des larmes à son sujet. Tant s’en faut : ses funerailles, ses obsèques sont les plus réjouïssantes, sont les plus joïeuses du Monde : on y rit, on y chante ; & même, je ne me souviens pas bien si on n’y danse point. Le Corps étant porté au bucher, les Assistans lèvent les bras au Ciel, & le suplient, du fond du Cœur, de voulor bien accorder, à la bonne & honnête Ame du Défunt, une béatitude proportionnée à son mérite, & qui aille, même, beaucoup au delà. Cette Cérémonie achevée, on brule ce bienheureux trépassé ; & cette fonction funèbre s’exécute avec autant de respect & de révérence, qu’il y a peu de douleur. Dans l’endroit du brulement, on érige une Colonne sur laquelle les hauts faits, les vertus, les tîtres & les dignitez du Seigneur Mort, sont artistement gravez, ou sculpturez. »

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Zürich, ETH-Bibliothek (Bibliothèque centrale de l’École polytechnique)
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction : http://www.e-rara.ch (Imprimés numérisés des bibliothèques suisses)
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 11/08/2014
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 11/01/2018
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.