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Les Hommes-castors (Rétif, Découverte australe, 1781)
Les Hommes-castors (Rétif, Découverte australe, 1781) Auteur : Binet, Louis (1744-1800)

Cette notice fait partie d’une série : Rétif de la Bretonne, La Découverte australe par un homme volant, 1781 (pièce ou n° 12 / 22)

Datation : 1781

Source textuelle : Rétif de la Bretonne, La Découverte australe (1781) Voyages aux pays de nulle-part, Laffont, Bouquins, 1990, p. 1191-1192

Sujet de l’image : Fiction, 18e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre, taille-douce (au burin)

Lieu de conservation : Troyes, Médiathèque du Grand Troyes, DG 10149
Notice n° B2073   (n°12 sur 22)  Notice précédente  Notice suivante  Toutes les notices 
1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
1. Au-dessus de l’image à gauche « IIe Vol. 318. »
Titre sous l’image : « Les Hommes-castors. »
Légende sur la page de gauche en note : « (*) 11.me Estampe : On voit dans l’intérieur d’une caverne, des hommes-castors, quelques-uns debout dans l’eau, recevant des provisions des hommes-volants, un autre qui plonge. Alexandre tient dans ses bras une femme-castor. »

Analyse de l’image :
     « Ce pays paraissait absolument aride, à peine y découvrait-on quelques arbustes ; les sommets des montagnes étaient couverts de glace, et on en voyait même dans les plaines. Les hommes-volants descendirent sur cette terre morte, et y cherchèrent des habitants. Ils virent quelques animaux qui étaient les rennes de ce pays, mais un peu différents de ceux du nord ; ils avancèrent à pied pour s’échauffer, quoiqu’on fût encore dans l’été du pôle antarctique, et ils parvinrent à une caverne creusée dans un rocher, au bord d’une grande rivière, la seule de l’île. Les hommes-volants y entendirent quelque bruit, ce qui les rendit circonspects, ne sachant quelle espèce d’animaux ce pouvait être. Tandis qu’ils hésitaient, leurs ailes bien disposées, Alexandre aperçut à l’entrée de la caverne de petits animaux, ressemblants fort à de gros rats qui, après les avoir regardés, s’en retournaient en trottant, puis revenaient en plus grand nombre, et s’en retournaient aussitôt, recommençant continuellement ce manège. Il s’approcha pendant une de leurs absences et, de près, il crut reconnaître que c’étaient des castors, qui avaient formé là une belle république. En effet, ils en avaient la fourrure et la queue. Il vint faire part de sa découverte à son père et à son frère aîné. Ils se mirent tous trois en embuscade sur le bord de la rivière, ventre à terre, et lorsqu’il sortit des castors de la caverne pour aller à l’eau, Alexandre en attrapa un. Mais quelle fut sa surprise de trouver à cet animal une figure très approchante de l’humaine, et de remarquer dans ses mouvements toutes les apparences qui indiquent un être raisonnable ! C’était une femelle ; non seulement elle fit d’abord la morte, mais voyant que cela ne lui servait à rien, elle joignit en suppliante ses deux mains, et parut chercher à exciter la compassion, par un petit cri suivi et diversifié qui sans doute était le langage de sa nation. Alexandre ne voulut pas la faire souffrir plus longtemps ; il lui donna du fruit-à-pain, et la porta à l’entrée de la caverne, où il aperçut de l’eau*. La petite femme-castor emporta son fruit-à-pain, et demeura environ dix minutes sans revenir ; après quoi, on la revit à l’entrée de la caverne avec une centaine de ses compatriotes, auxquels elle montra les trois volants, en parlant avec la plus grande vivacité, ce qui fit beaucoup rire Victorin et ses fils. »

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Troyes, Médiathèque du Grand Troyes
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 14/08/2014
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
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