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Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
Vient de paraître, Diderot et le temps, Presses universitaires de Provence, 324 p.
Adresse complète
à Montpellier
à Toulouse

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Amurath et Kalasrade (Les Contes des génies, t. 2, 1782)
Amurath et Kalasrade (Les Contes des génies, t. 2, 1782)
Cette notice fait partie d’une série : Ch. Morell [en fait J. Ridley], Les Contes des génies, Amsterdam, 1782, in-12 (pièce ou n° 9 / 12)

Datation : entre 1766 et 1782

Source textuelle : [Ridley,] The Tales of the Genii (1764, tr. fr. 1766) Huitième partie. Suite de l’Histoire de la Princesse de Cassimir.

Sujet de l’image : Fiction, 18e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France, Département Littérature et art, Y2-9171
Notice n° B6160   (n°5 sur 6)  Notice précédente  Notice suivante  Toutes les notices 
Comparaison avec d’autres notices : Kalasrade in the Seraglio of Amurath (The Tales of the Genii, 1764) - Walker

Analyse de l’image :
    Kalasrade, la fidèle épouse de Sadak, a été enlevée sur les ordres du sultan Amurath, jaloux de leur bonheur. La scène ici illustrée représente la première entrevue du ravisseur et de sa captive, dont il tombe aussitôt amoureux. Kalasrade ne comprend pas tout de suite qu’Amurath est l’auteur de son enlèvement, et commence par implorer son secours.
   
    « “Belle Kalasrade, lui dit-il, je suis charmé de votre récit ingénu. Cependant, ô Reine de mon cœur ! vous n’êtes pas dans la maison d’un esclave, mais dans les jardins du sérail d’Amurath”.
    A ce début, Kalasrade changea de couleur. La pâleur de la mort ternit l’éclat de ses joues & de ses lèvres. Elle s’évanouit & tomba, comme une fleur dont un vent impétueux brise la tige.
    Amurath la fit secourir d’abord par quelques femmes du sérail. Elle ne revint que difficilement ; & dès qu’elle vit encore Amurath devant elle, elle s’évanouit derechef.
    Cependant, au bout de quelques heures, elle reprit l’usage de ses sens. Alors Amurath lui parla ainsi :
    “Non, ma chère Kalasrade, il n’est pas possible au Maître de la terre de déguiser des pensées, ni de parler contre les sentimens de son cœur. La dissimulation est le partage des esclaves. Le soleil n’a point d’ombre, & le Monarque de l’Asie ne connoît point de déguisement…” »

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Paris, Bibliothèque nationale de France
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction : http://gallica.bnf.fr
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 29/01/2019
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 16/02/2019
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