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St Marc se faisant porter un livre (Évangéliaire copte-arabe de Fels, fol. 65v°)

Notice #007022

Image HD

1250
Nature de l'image :
Enluminure
Sujet de l'image :
Sujet d’histoire sacrée. Saint Marc
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque de Fels, Institut catholique
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Début de l’évangile de Marc. L’image est surprenante : on attendrait saint Marc rédigeant son évangile. Au lieu de cela, l’évangéliste, assis pieds nus sur un divan, se fait porter par un vieil homme un livre précieux, avec reliure de cuir à rabat (comme celle du présent manuscrit), qu’il s’apprête à recevoir dans un linge blanc dont il a enveloppé ses mains. Derrière lui, un gros livre est ouvert sur une sorte de lutrin en X, appelé légile.
    Sous l’enluminure, deux inscriptions arabes précisent, à gauche « Saint Marc l’évangéliste », à droite « Pierre lui donnant l’Evangile ». Il faut donc comprendre que Marc n’écrit pas, mais reçoit l’évangile de saint Pierre, témoin direct des événements qui y sont racontés. Marc, qui n’a pas connu directement Jésus, aurait été le disciple de Pierre, après avoir accompagné Paul durant sa captivité romaine et peu avant de mourir (voir Actes 12, 12 ; 2Tm 4, 11 ; 1P 5, 13).
    Le rideau noué, derrière les deux personnages, indique que le voile du tabernacle ne barre plus l’accès à la clara visio dei.
Annotations :
2. Évangéliaire copte-arabe exécuté au Caire, en Egypte, en 1250. Le texte est écrit sur la large colonne de gauche en copte, et sur la colonne plus étroite de droite en arabe. 18 pages sont illustrées.
On date le manuscrit grâce à une note du folio 225 : « Souvenez-vous de moi pour l’amour de Dieu, moi le pauvre Gabriel indigne d’être appelé moine et prêtre et que Dieu me pardonne. Au temps des martyrs 966 » (c’est-à-dire 1250 de l’ère chrétienne). Le copiste est donc le moine Gabriel, futur patriarche d’Alexandrie, à qui l’on doit aussi le manuscrit 94 Bibl. du musée copte du Caire.
Acheté en 1885 par Mgr d’Hulst, premier recteur de l’Institut Catholique de Paris. Restauré en 1999 par l’atelier de Roger Buisson.
3. Resté au Caire jusqu’au XIXe siècle, ce manuscrit a servi de modèle notamment à celui du British Museum, Or.425, exécuté en 1308.