Couverture Roland furieux à Effiat

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
To USA users : the Montpellier URLs are now closed. Please use the Aix-Marseille website address : https://utpictura18.univ-amu.fr, or the Toulouse address : http://utpictura18.univ-tlse2.fr
Adresse complète
à Toulouse

This picture is not the one you were looking for ? Please click on the links on the right (darker text) and enlarge your search by author, date, textual source, subject...etc
Turque allant au Bain (Histoire générale des Turcs, 1662)
Turque allant au Bain (Histoire générale des Turcs, 1662)
Cette notice fait partie d’une série : Histoire générale des Turcs cont. l’hist. de Chalcondyle… Paris, A. Courbé, 1662 (pièce ou n° 7 / 11)

Datation : 1662

Sujet de l’image : Histoire moderne. L’Empire ottoman

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France, Département Littérature et art, J-870 et 871
Notice n° B2250   (n°13 sur 30)  Notice précédente  Notice suivante  Toutes les notices 
Analyse de l’image :
    « Turque allant au bain.
   La coutume de toutes les femmes Turques, est de se baigner fort souvet, qui plus, qui moins, chacun selon son moyen & commodité : celles de plus grande qualité ont de sbains fort magnifiques chez elles, comme nous avons dit de la Sultane, & par conséquent en usent plus souvent ; les autres de moyene, ou petite condition, vont une fois ou deux la semaine aux bains publics, qui sont en plusieurs lieux d ela ville de Constantinople, tant pour les hommes que pour les femmes : la règle estant fort étroitement observée, que les hommes n’y entrent nulleent pendant que les femmes y sont, lesquelle sont si peu de liberté, qu’elles ne sortent jamais d eleur maison que pour ce sujet, qui leur sert souvent de couverture, pour aller passer leur temps en quelque autre part, évitans sous ce pretexte la furieuse jalousie de leurs maris ; elles usent de ce aveent pour pouvoir entrer dans la Mosquée, bien qu’il n’y ait que celles de qualité qui aient ce privilège, lequel ne leur seroit permis, si elles avoient manqué à cette observation Mahometique. Lors donc qu’elles vont à ces bains, elles sont accompagnées d’une esclave ou deux, lune portant sur sa tête un certain vase de cuivre estaimmé, de la forme d’un petit seau à tirer de l’eau, dans lequel il y a une longue camisolle de cotton tissuë, avec une autre chemise, brayez, & macremans de fine toile, aussi une drogue mineral, appellée Rusma, laquelle pulvéerisée & detrempée avec d ela chaux vive, a cette propriété de faire tomber le poil incontinent qu’elles l’ont appliqué. Ce vase rempli de tous se sustensile, est porté couert d’un petit pavillon de velours, ou satin cramoisi, enrichi d’or & d’argent, & tout autour de petites campanes pendent au bout des houpes d’or & de soye ; celles qui ont le moyen de mener deux esclaves, la seconde porte un fin tapis, & un bel oreiller, & en cet ordre & appareil accompagnent leur maistresse, portans pardessus leurs robbes d’ordinaire, une belle chemise de toile fort deliée, appellée entr’eux Baramy, fenduë pardevant, & boutonnée de quelques petits boutons, ayant les manches coupées au droit du coude, & sur la teste une sorte de couvre-chef, qui leur pend sur les espaules, assez mal agencé. La maistresse porte pardessus sa coiffure, un grand voile qui luy pend jusques sur le nez, dont les deux bouts se boutonnent depuis le col jusques au dessous du sein, & les deux autres bouts se boutonnent depuis le col jusques au dessous du sein, & les deux autres bouts pendent derriere avec une fort longue frange, qui vient battre quasi jusques aux jarests, le corps de leur robbe est assez juste, & le smanches fort longues sur les doigts ; elles n’ont point de ceinture, estans vestuës tout d’une venue, troussans leur robbe par devant avec la main… »

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Paris, Bibliothèque nationale de France, Département Littérature et art
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction : https://gallica.bnf.fr
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 27/08/2014
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 19/03/2021
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.