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La bataille des Huns (Die Hunnenschlacht, version de Stuttgart) - Kaulbach
La bataille des Huns (Die Hunnenschlacht, version de Stuttgart) - Kaulbach Auteur : Kaulbach, Wilhelm von (1805-1874)

Datation : entre 1834 et 1837

Sujet de l’image : Histoire moderne. 05e-09e siècle. France
Dispositif : Apparition, conjuration, événement spectral

Nature de l’image : Peinture sur toile
Dimensions :  Hauteur 137,5 * Largeur 172,5 cm

Lieu de conservation : Stuttgart, Staatsgalerie
Notice n° B4756   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Ste Geneviève demande à Dieu de repousser l’invasion des Huns - Doyen // Le miracle des Ardents - Doyen

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
3. Différentes versions : la première version de cette composition est un tableau exécuté par Kaulbach à l’été 1833 et exposé en février 1834 à l’association d’art de Munich. Athanasius Raczinski commanda alors à Kaulbach un tableau de plus grandes dimensions qui fut présenté au public en 1837 à Berlin, dans le palais du comte Raczinski (c’est le présent tableau, de Stuttgart). Kaulbach reçut alors la commande de Frédéric-Guillaume IV de Prusse d’une fresque historique pour l’escalier du Neues Museum de Berlin : on y retrouve également la bataille des Huns. Enfin, Louis Ier de Bavière commanda à Cornelius un immense programme de fresques pour orner la Glyptothèque de Munich. Cornelius et ses élèves, parmi lesquels Kaulbach, préparaient l’hiver à Düsseldorf les dessins, et les transposaient sur les murs en été à Munich. En 1849, Cornelius part pour Berlin et Kaulbach devient directeur de l’Académie des beaux-arts. En 1850, il achève la version de Munich de la Bataille des Huns.

Analyse de l’image :
    La bataille des champs catalauniques opposa, sans doute non loin de Châlons sur Marne, en 451 les armées des Huns commandées par Attila à celles de la coalition romaine, gallo-romaine et germanique, commandée par le patrice romain Aetius. Cette coalition comptait notamment les Wisigoths, dont le roi Théodoric Ier fut tué au premier jour de la bataille.
   L’issue de la bataille resta indécise, mais Attila n’alla pas plus loin.
   Sidoine Apollinaire et Grégoire de Tours, au Ve et au VIe siècles, en firent une défaite d’Attila, qu’ils interprétèrent comme un miracle chrétien en faveur de l’empire romain. Au XIXe siècle, les romantiques allemands firent de cette bataille un mythe.
   
   Pour Kaulbach, l’essentiel de la bataille eut lieu dans les airs, entre les esprits : à gauche l’esprit du chrétien Théodoric est suivi par une croix qui iradie le ciel. A droite, Attila debout sur son bouclier brandit le brandon de la guerre civile. La composition est réputée imiter la chute des anges rebelles (?).
   
   Marx, dans l’Idéologie allemande, évoque le tableau à partir duquel cette fresque fut réalisée au début du chapitre intitulé « Le concile de Leipzig » (Geme, 2014, p. 307 et note p. 414. Marx écrit en 1845-1846.)
   Le tableau inspira à Liszt en 1857 son poème symphonique n°11, Hunnenschlacht. Liszt était hongrois, comme Attila… La première section, « Tempestuoso, allegro non troppo », porte les instructions suivantes de la part du compositeur : « L’on devra s’efforcer de maintenir une couleur orchestrale très sombre, tous les instruments devant sonner comme des fantômes ». Liszt oppose le motif tzigane d’Attila à celui de la Crux fidelis, en plain chant grégorien.

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Stuttgart, Staatsgalerie
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 24/06/2017
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 24/05/2019
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