L'ombre de Clytemnestre apparaît dans le temple d'Apollon où les Euménides sont endormies et où Oreste s'est réfugié. Clytemnestre réveille les antiques déesses de la vengeance et les excite contre son meurtrier :
« Tu poursuis la bête en songe et tu donnes de la voix comme un chien hanté sans répit par le soin de sa besogne : qu’es-tu donc ? debout ! que la fatigue n’ait pas raison de toi ! Ne va pas, amollie par le sommeil, méconnaître le sort qui t’est fait. Laisse ton cœur endurer de justes reproches : ce sont les aiguillons du sage. Puis, sur cet homme, exhale ton haleine sanglante, dessèche-le au souffle embrasé de ton sein. Suis-le, exténue-le par une poursuite nouvelle. » (v. 115-6)