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Le solitaire anglais (Dessins pour les Voyages imaginaires) - Marillier

Notice #012321

Image HD

Série de l'image :
Marillier, Dessins pour les Voyages imaginaires, 1 vol., 1786
Auteur(s) :
Marillier, Clément-Pierre (1740-1808)
1786
Nature de l'image :
Dessin (lavis)
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Cabinet des Estampes
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Reserve 4-EF-79
Traitement de l'image :
Photo numérique
Localisation de la reproduction :
Collection particulière (Cachan)

Analyse

Analyse de l'image :
Livre premier.
   Comment on trouva M. QUARLL. Description de ses habits, de sa demeure & de ses meubles. Ses entretiens avec les personnes qui le découvrirent.
   
   Le narrateur rencontre au Mexique un Espagnol nommé Alvarado qui lui montre un rocher, situé à 7 lieues de la côte, jusque alors inexploré. Ils décident de partir ensemble en chaloupe pour une partie de pêche. Ils découvrent alors derrière le rocher un vaste pays, « contrée délicieuse ». Au cours de leur exploration, ils repèrent des maisons, ou plutôt « comme des treilles composées d’arbres verds ».
    Ce qu’ils découvrent de plus près « surpassaoit les meilleurs ouvrages de l’art : la régularité & le bon goût y regnoient de toutes parts, & rien néanmoins n’y ressembloit à ce qui est travaillé par les hommes. La nature & le tems paroissoient seuls capables d’avoir bâti cet édifice : en un mot, ce n’étoient ni des maisons, ni des cabanes, ni de scabinets de verdure ; c’étoit quelque chose qui en avoit l’utilité & l’agrément. » Ils explorent l’intérieur de l’édifice, puis dehors un merveilleux cabinet de verdure.
    Le narrateur tousse, sa toux est reprise par l’écho des rochers. Ils entendent alors une autre voix qui plonge le timide Alvarado dans la frayeur. « Nous apperçûmes, à une grande distance, quelque chose de ressemblant à un homme, avec une autre créature, qui se perdit entre les arbres, avant que nous eussions pû discerner ce que c’étoit. » Alvarado croit à un géeant, le petit mousse qui les accompagne — à une ourse avec son petit.
    Il s’agit en fait d’un vieillard à longue barbe blanche, et son compagnon, un singe, grimpe aussitôt à l’arbre.
Annotations :
1. En haut à gauche « Le Solitaire anglois », à droite « n° 7. »
Légende dans le cartouche : « Mes chers Compatriotes ; »
Le dessin n’est pas signé. La gravure vient après la p. 20 du t. 4 des Voyages imaginaires.
3. La scène est reprise à l’identique, avec la même légende, dans la gravure frontispice de l’édition de Paris, Dufart, 1793, signée « Quivorde ».