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Pasquino (Speculum Romanæ Magnificentiæ) - Antonio Lafreri

Notice #015461

Image HD

Auteur(s) :
Lafréry, Antoine (1512-1577)
1542
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Lieu de conservation :
New York, The Metropolitan Museum of Art
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
2012.136.82

Analyse

Analyse de l'image :
Cette statue de style hellénistique date du IIIe siècle av. J. C. Elle a été découverte à rome, dans le quartier Parione, au XVe siècle. En 1501, le journal de Jean Burchard, maître des cérémonies pontificales, la désigne comme « la statue dite de maître Pasquin ».
   La statue a été identifiée à Hercule étranglant Géron, puis à Ajax soutenant le cadavre d’Achille.
   En 1501, après que le cardinal Oliviero Carafa eut fait dresser la statue sur un piedestal à l’angle de son palais (près de la place Navone), une main anonyme y placarda un pamphlet prédisant la mort du pape régnant, Alexandre VI, de la famille Borgia, si celui-ci quittait Rome comme la rumeur lui en prêtait l’intention. De cet incident est dérivé le terme de pasquinade, qui se réfère à un pamphlet anonyme rédigé souvent en dialecte romain, à l’origine en vers, par la suite, parfois en prose. Au début du xvie siècle, si la pratique de la satire à l’encontre de la cour pontificale était déjà répandue et tolérée par le pape même, l’usage n’était pas encore né de réunir sur la seule statue de ’Pasquin’ ce genre de placards en dehors des jours dédiés, principalement le 25 mars, fête de saint Marc.
   La fête était un événement académique, organisé par un professeur de l’Université de Rome, sous le patronage d’un cardinal.
   Pasquino est devenu la première « statue parlante » de Rome. Elle « s’est prononcée » sur l’insatisfaction de la population, a dénoncé l’injustice, la mauvaise gouvernance du clergé, de la curie et du pape, mais aussi d’autres personnages ecclésiastiques ou non, comme Luther ou les Florentins, plusieurs fois visé sous Léon X.
Annotations :
2. Legs de Phyllis Massar, 2011.