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Recherche infructueuse

Simon & Jude face aux magiciens (Ms Fr 185, fol. 62r) - Jeanne de Montbaston

Date :
Entre 1325 et 1350
Nature de l'image :
Enluminure
Français 185, F62r

Analyse

Il s’agit d’une dispute entre les deux saints Ă  gauche et les deux faux mages au centre, sous le regard des fidĂšles assemblĂ©s Ă  droite : enseignement, prĂ©dication et controverse sont mĂȘlĂ©s et constituent ici un dispositif indiffĂ©renciĂ©.
   
   Simon de Cana et Jude ThaddĂ©e Ă©taient les frĂšres de saint Jacques le mineur. Ils vinrent tous les deux en Perse oĂč ils rencontrĂšrent deux magiciens, LaroĂ«s et Arphaxat, que saint Mathieu avait chassĂ©s de l’Ethiopie. Les magiciens se vantĂšrent de leur pouvoir auprĂšs du gĂ©nĂ©ral du roi de Babylone : « Si tu veux voir qu’ils ne pourront parler en notre prĂ©sence, qu’on amĂšne ici les hommes les plus Ă©loquents, et si, devant nous, ils osent ouvrir la bouche, vous aurez la preuve que nous ne sommes propres Ă  rien. » Un grand nombre d’avocats ayant Ă©tĂ© amenĂ©s, Ă  l’instant, ils devinrent muets en prĂ©sence des mages, au point qu’ils ne pouvaient pas mĂȘme manifester par des signes qu’ils Ă©taient incapables de parler. Et les magiciens dirent au roi : « Afin que tu saches que nous sommes des dieux, nous allons leur permettre de parler, mais ils ne pourront se promener ; puis nous leur rendrons la facultĂ© de marcher, mais nous ferons qu’ils ne voient pas, bien qu’ayant les yeux ouverts. » Quand tout cela eut Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©, le gĂ©nĂ©ral mena les avocats honteux et confus aux apĂŽtres : mais les avocats ayant vit que ceux-ci Ă©taient vĂȘtus grossiĂšrement, ils les mĂ©prisĂšrent intĂ©rieurement. Simon leur dit : « Souvent il arrive que dans des Ă©crins d’or et semĂ©s de pierreries se trouvent renfermĂ©s des objets sans valeur, et que dans les plus viles bottes de bois soient rangĂ©s des colliers de perles d’un grand prix. Or, qui dĂ©sire devenir le propriĂ©taire d’une chose, fait moins d’attention au contenant qu’au contenu. Promettez-nous donc d’abandonner le culte des idoles et d’adorer le Dieu invisible ; de notre cĂŽtĂ©, nous ferons le signe de la croix sur vos fronts et vous pourrez confondre les magiciens. » AprĂšs en avoir fait la promesse et avoir Ă©tĂ© signĂ©s au front, les avocats retournĂšrent de nouveau chez le roi, auprĂšs duquel se trouvaient encore les magiciens, qui n’eurent plus le moindre empire sur eux; et ils s’en moquĂšrent devant tout le monde. » (LĂ©gende dorĂ©e)

Composition de l'image :
Dispositif magistral, Dispute, ProcĂšs

Informations techniques

Notice #016115

Image HD

Identifiant historique :
B5434
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
BibliothÚque numérique Gallica, BibliothÚque nationale de France (https://gallica.bnf.fr)