Aller au contenu principal

Le martyre de saint Cyr et de sainte Julitte - Durameau

SĂ©rie de l'image :
Date :
1766
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Dimensions (HxL cm) :
390x195
Sujet de l'image :
Sujet d’histoire sacrĂ©e. Saint Cyr et sainte Julitte
Lieu de conservation :
Paris, Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet

Analyse

Saint Cyr enfant assistait au martyre de sa mĂšre sainte Julitte, pendant la persĂ©cution de DioclĂ©tien. Le gouverneur l’avait pris sur ses genoux, mais l’enfant criait et recriait qu’il Ă©tait chrĂ©tien. Le gouverneur le jette alors Ă  terre, oĂč il se fracasse le crĂąne.
   L’enfant est ici reprĂ©sentĂ© mort, Ă©tendu Ă  gauche sur un manteau rouge. Au-dessus de lui, le gouverneur semble l’avoir oubliĂ© et s’intĂ©resse Ă  la mĂšre, dont un bourreau lie les mains, tandis que l’autre, Ă  droite, la fouette. Au-dessus, des angelots brandissent la palme du martyre. A droite, un homme se penche en avant pour Ă©vacuer l’enfant dans un grand panier d’osier.
   
   Livret du Salon de 1767 :
    « Par M. Durameau, Agréé.
    155. [
]
    156. Le martyr de saint Cyr & de sainte Julitte.
    157. Saint François de Sales mourant, dans l’instant oĂč il reçoit l’ExtrĂȘme-Onction.
    Ces deux Tableaux, de 10 pieds 5 pouces de haut, sur 5 pieds de large, sont pour l’Eglise des Dames de Saint-Cyt, prĂšs Versailles. »
   
    La source des peintres du 18e siĂšcle pour les vies de saints Ă©tait moins la lĂ©gende dorĂ©e, qui n’est plus Ă©ditĂ©e depuis 1554, que l’ouvrage d’Adrien Baillet, « La Vie des saints, composĂ©e sur ce qui nous est restĂ© de plus authentique et de plus assurĂ© de leur histoire, disposĂ©e selon l’ordre du calendrier et des martyrologes », publiĂ©e en 12 volumes en 1704 et rĂ©Ă©ditĂ©e en 1753.
    Cependant, si Baillet prĂ©tendait Ă  une hagiographie plus rationaliste que ses prĂ©dĂ©cesseurs, il s’inspire largement de la LĂ©gende dorĂ©e, notamment dans cet Ă©pisode. (M. de Savignac.)

Annotations :

2. La Mort de saint François de Sales et Le Martyre de saint Cyr et de sainte Julitte, destinĂ©s au couvent des Augustines de Saint-Cyr, ont servi de morceau d’agrĂ©ment au peintre, qui sera reçu Ă  l’AcadĂ©mie royale de peinture en 1774.
Chapelle de la maison royale de Saint-Cyr ; Mairie de Saint-Cyr ; Muséum central ; dépÎt en 1804 à Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Sources textuelles :
J. de Voragine, La Légende dorée, Saint Cyr et sainte Julitte sa mÚre
GF, t. 1, p. 394

Informations techniques

Notice #001814

Image HD

Identifiant historique :
A1133
Traitement de l'image :
Scanner
Localisation de la reproduction :
Collection particuliĂšre (Cachan)
Bibliographie :
Diderot et l’art de Boucher à David (cat), 1984
p. 200
M de Savignac, Peintures d’églises Ă  Paris au 18e s, Somogy, 2002
n° 46, p. 181