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La Belle Ferronnière - Léonard de Vinci

Date :
Entre 1490 et 1497
Nature de l'image :
Peinture sur bois
Dimensions (HxL cm) :
63x45 cm
Sujet de l'image :
Lieu de conservation :
INV 778 ; MR 317

Analyse

Giovan Battista Venturi a proposé en 1796 d'identifier la femme du portrait à Luycrezia Crivelli, maîtresse de l'amant de Léonard, Ludovic le More, et dame d’honneur de son épouse, Béatrice d’Este. Un poème d'Antonio Tebaldeo évoquerait ce portrait :

Combien l’art savant répond bien à la nature
Vinci aurait pu, comme si souvent, peindre l’âme
Mais il ne le fit pas, afin que l’image soit plus ressemblante
Car le More seul possède son âme par son amour
Celle dont il est question s’appelle Lucrezia,
et à elle les dieux donnèrent tout d’une main prodigue.
Quel rare aspect ! Léonard la peignit,
le More l’aima. L’un, premier parmi les peintres, l’autre, premier parmi les princes
Le peintre offensa certainement la Nature et les grandes déesses avec cette peinture.
D’abord du dépit de voir qu’une main humaine soit si capable,
puisqu’une figure destinée à périr bientôt accède à l’immortalité.
Il le fit pour l’amour du More, ce pour quoi le More le protège.
Les dieux et les hommes craignent de contrarier le More
(trad. Louis Frank)

C'est Ingres qui a désigné, à tort, ce portrait comme étant de la Belle Ferronnière, une maîtresse de François Ier, dans l'estampe qu'il a réalisée à partir du tableau. Mais ce nom lui est resté.

Annotations :

2. Ce tableau est mentionné pour la première fois, de façon à peu près certaine, en 1642 au château de Fontainebleau, comme « un portrait d’une duchesse de Mantoue ». Il est vraisemblablement entré plus tôt dans les collections royales françaises, peut-être dès le règne de Louis XII ou celui de François Ier.

 

Informations techniques

Notice #018271

Image HD

Identifiant historique :
B7590
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
https://collections.louvre.fr