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Énée aux Enfers (Énéide, Vat.Lat.3225)

Notice #018447

Image HD

Série de l'image :
Vergilius Vaticanus (fragments des Géorgiques et de l’Énéide), IVe siècle
Entre 360 et 410
Nature de l'image :
Enluminure
Sujet de l'image :
Énéide
Lieu de conservation :
Rome, Vatican, Bibliothèque apostolique
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Vat.Lat.3225, f°47v
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
« Di quibus imperium est animarum ulabraeque silentes
   et Chaos et Phlegethon loca nocte tacentia late,
   sit mihi fas audita loqui, sit numine vestro
   pandere res alta terra et caligine mersas.
   Ibant obscuri sola sub nocte per umbram
   perque domos Ditis vacuas et inania regna :
   quale per invertam lunam sub luce maligna
   est iter in silis, ubi caelum condidit umbra
   Juppiter, et rebus nox abstulit atra colorem. » (VI, 264-272)
    L’image décrit la suite du texte, non le cheminement d’Énée vers les Enfers, mais le vestibule des Enfers auquel il est parvenu, dont l’entrée est gardée par Cerbère aux trois têtes en bas à droite : devant l’entrée, au centre de l’image, se dresse un orme touffu (ulmus opaca, v. 283), dans les branches duquel nichent les Songes, figurés en haut de l’image par les personnages peints en grisaille. Parmi les fantômes monstrueux (monstra ferrarum, v. 285), Virgile évoque les centaures (286), représentés au pîed de l’orme à droite, et les Scylles à queue de poisson, juste au-dessis. Au-dessus d’Énée, Achate et à gauche en blanc la Sibylle, on voit Briarée aux cent bras (centumdeminus Briareus; v. 287). Énée terrifié saisit son épée (290). Devant lui, en gris, l’hydre de Lerne (belua Lernae, v. 287).
   
Annotations :
2. Folio 47 verso.