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Saint-Preux accueilli à Clarens (Coll. compl. Londres, t2, 1774, NH fig7) - More

Notice #001949

Image HD

Série de l'image :
Collection complette des œuvres de J. J. Rousseau, Londres, 1774-83, 12vol in4°
Auteur(s) :
Moreau le jeune, Jean Michel (1741-1814)
Le Mire, Noël (1724-1809)
Date :
1774
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, eau-forte
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque de l’Arsenal
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
RESERVE 4-BL-5317 (2)
Sujet de recherche :
B. Tane, Roman&Illustration, chap. Rousseau
Traitement de l'image :
Image web
N° de commande :
9610893
Date de commande :
02/07/1996
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
Julie présente Saint-Preux à son mari, M. de Wolmar, devant l’entrée de leur domaine de Clarens. Saint-Preux y revient, à l’invitation des Wolmar, après son expédition autour du monde (NH, IVe partie L.6).
   
   Le « sujet » de Rousseau précise : « La Scéne se passe dans l’avenue d’une maison de campagne, quelques pas au-delà de la grille, devant laquelle on voit en dehors une chaise arrêtée, une malle derrière, et un Postillon. Comme l’ordonnance de cette estampe est très simple, et demande pourtant une grande expression, il la faut expliquer. L’ami de Julie revient d’un voyage de long cours ; et, quoique le mari sache qu’avant son mariage cet ami a été amant favorisé, il prend une telle confiance dans la vertu de tous deux, qu’il invite lui-même le jeune homme à venir dans sa maison. Le moment de son arrivée est le sujet de l’Estampe. Julie vient de l’embrasser, et le prenant par la main le présente à son mari, qui s’avance pour l’embrasser à son tour. M. de Wolmar, naturellement froid et posé, doit avoir l’air ouvert et presque riant, un regard serein qui invite à la confiance.
   Le jeune homme, en habit de voyage, s’approche avec un air de respect dans lequel on démêle, à la vérité, un peu de contrainte et de confusion, mais non ps une gêne pénible ni un embarras suspect. Pour Julie, on voit sur son visage et dans son maintien un caractère d’innocence et de candeur qui montre en cet instant toute la pureté de son âme. Elle doit regarder son mari avec une assurance modeste où se peignent l’attendrissement et la reconnaissance que lui donne un si grand témoignage d’estime, et le sentiment qu’elle en est digne.
   Inscription de la septième planche : « La confiance des belles âmes. »