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Gabrine fait tuer Argée par Filandre (Rol. furieux Brunet 1776, ch21) - Cochin

Notice #001995

Image HD

Série de l'image :
L’Arioste, Roland furieux, trad D’Ussieux ill Cochin/Moreau... Paris Brunet 1776
Auteur(s) :
Ponce, Nicolas (1746-1831)
Cochin le jeune, Charles-Nicolas (1715-1790)
1778
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Lunel, Bibliothèque municipale, Fonds Médard
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
G. 49
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Scanner
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
Collection particulière

Analyse

Analyse de l'image :
     Histoire de Gabrine, racontée par Hermonides de Hollande à Zerbin : Gabrine, mariée à Argée, est tombée amoureuse du frère d’Hermonides, Filandre. Blessé dans un combat, celui-ci subit ses avances en l’absence du mari et, malgré ses blessures cherche à s’enfuir. Argée rentre. Gabrine prétend alors qu’elle a été violée. Filandre est retenu prisonnier dans le château.     Quelques temps plus tard, Argée feint de partir en croisade pour tromper son voisin Morand-Le-Beau et l’attirer dans un guet-apens. Mais il revient chaque nuit incognito auprès de sa femme. Gabrine prétend alors à Filandre que c’est Morand qui abuse d’elle en profitant de l’absence de son mari. Par amitié pour Argée, et malgré le châtiment injuste qu’il lui fait subir, Filandre accepte de défendre Gabrine, tue le visiteur nocturne et rend aussitôt à Gabrine l’épée qu’elle lui a prêtée. Celle-ci lui découvre alors que c’est Argée, son propre mari, l’ami dont il croyait défendre l’honneur, qu’il a tué. Le menaçant de son épée, elle le contraint à satisfaire ses désirs.         Au premier plan, Argée est étendu mort. Au centre, Gabrine avec une bougie, révèle son identité. A droite, Filandre lèvre les bras et recule d’horreur face au crime involontaire qu’il vient de commettre.
Annotations :
1. Signé en bas à gauche, « C. N. Cochin eques del. », au centre, « 1778 », à droite, « N. Ponce sculp. » 3. L’histoire ici représentée réécrit parodiquement et dédouble celles de Phèdre et de Lucrèce (allusion à Lucrèce chant XXIX, st. 28, pour la mort d’Isabelle). La composition de la gravure, qui place l’épée entre les mains de Gabrine, moins pour menacer Filandre (comme le voudrait le texte de l’Arioste), que pour désigner le crime, en porte témoignage.