Aller au contenu principal
×
Recherche infructueuse

Départ des comédiens italiens en 1697 - Jacob d'après Warteau

Date :
Entre 1697 et 1720
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
AA-3 (JACOB, Louis)
Œuvre signée

Analyse

Le 13 mai 1697, le lieutenant général de police fait apposer les scellés sur la porte de l'Hôtel de Bourgogne, et les comédiens italiens sont chassés à trente lieues de Paris. Cette interdiction durera jusqu’à la mort du roi, quand la nouvelle troupe de Luigi Riccoboni sera appelée par le régent en 1716.

Dans la Gazette d’Amsterdam du 23 mai 1697, on lit :

(De Paris le 17 mai). Ces jours passés, le Sieur d’Argenson, Lieutenant général de Police, alla à l’Hôtel des Comédiens Italiens, et leur déclara par ordre du Roy qu’ils eussent à cesser leurs représentations et à sortir du Royaume, ensuite de quoi toutes les portes furent fermées avec des barres de fer. On ne sait point la véritable cause de cette disgrâce. S. M. profitera des 18 m. livres de pension qu’elle leur donnoit.

C'est la représentation de La fausse Prude, mettant en cause Mme de Maintenon, qui aurait décidé le roi à cette expulsion, sur fond de rivalité avec les comédiens français, jaloux de leur monopole. Saint-Simon écrit à ce sujet :

Cela fit grand bruit, et si ces comédiens y perdirent leur établissement par leur hardiesse et leur folie, celle qui les fit chasser n’y gagna pas, par la licence avec laquelle ce ridicule événement donna lieu d’en parler.

De fait, le tableau de Watteau ne traite nullement l'expulsion au tragique, les comédiens se livrant plutôt un grand spectacle de rue.

Annotations :
  1. Signé sous la gravure à gauche « A. Watteau pinxit », à droite « L. Jacob Sculp. »
  2. Le tableau de Watteau est perdu.

Informations techniques

Notice #024972

Image HD

Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
Bibliothèque numérique Gallica, Bibliothèque nationale de France (https://gallica.bnf.fr)