Satyre dansant (groupe de l'Invitation à la danse)
Analyse
Le satyre exécute un pas de danse devant une nymphe en marquant la mesure avec un instrument à percussion attaché sous son pied, les kroupezai. La base et le corps de la statue sont antiques, mais la tête et les bras, y compris les crotales (cymbales) qu'il tient dans ses mains, sont du XVIe siècle.
2. L'affinité stylistique avec les sculptures du donarium de Pergame suggère que l'archétype a été créé au milieu du 2e siècle av. JC. On retrouve le groupe du satyre dansant et de la nymphe assise sur un revers de monnaie frappé à Cyzique, en Bithynie, ce qui ouvre la possibilité que l'archétype existait toujours à Cyzique à l'époque impériale.
La présente réplique, qui date du 1er siècle de notre ère, est répertoriée au début du 16e siècle dans la collection d'Eurialo Silvestri, chambellan du pape Paul III ; mentionnée par Aldovrandi (1556), elle passe à la Villa Giulia, est achetée par les Médicis à la fin du 16e siècle ; transportée à Florence au début du 17e, placée sur la Tribune dans les dernières années du 17e siècle.
3. Le satyre dansant a pour pendant une nymphe assise. A l'époque impériale, ce groupe a été reproduit à plusieurs reprises pour orner villas et résidences de luxe. On le trouve également dans des thermes. On connaît 31 répliques du satyre, et 38 de la nymphe.
Informations techniques
Notice #025714