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GygĂšs et la femme de Candaule - Eglon Hendrik van der Neer

Date :
Entre 1675 et 1680
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Dimensions (HxL cm) :
85x99 cm
ƒuvre signĂ©e

Analyse

Candaule, roi de Lydie, Ă©tait si fier de la beautĂ© de sa femme, qu’il encouragea son serviteur GygĂšs Ă  l’épier pendant qu’elle ĂŽtait sa robe dans la chambre royale. Candaule est reprĂ©sentĂ© assis dans son lit, tandis que la tĂȘte de GygĂšs se montre derriĂšre le rideau de lit, Ă  l’extrĂȘme gauche. La femme de Candaule s’aperçoit que GygĂšs la regarde, mais n’en laisse rien paraĂźtre Ă  son Ă©poux. Le lendemain, elle fit savoir Ă  GygĂšs qu’il serait assassinĂ© s’il ne tuait pas le roi pour l’épouser, ce qu’il fit. La morale de l’histoire est qu’on ne doit jamais violer l’intimitĂ© de la chambre nuptiale, idĂ©e que l’on retrouve dans des emblĂšmes contemporains, comme celui de Reussner : « Coniuij secreta tace : nudare maritam ». L’histoire de GygĂšs et de Candaule Ă©tait racontĂ©e dans Toneel van de mannelicke achtbaerheyt (ThĂ©Ăątre de la respectabilitĂ© masculine) de Jacob Cats, publiĂ© en 1633. La gravure correspondant Ă  cet Ă©pisode a pu servir de modĂšle Ă  Eglon Hendrick van der Neer, mĂȘme si dans la gravure, la scĂšne est

Annotations :

1. Signé en bas à droite : « E. van der Neer fe. »

2. La coiffure élaborée de la femme de Candaule, qui était à la mode à la fin des années 1670, permet de dater la peinture.

3. Le sujet a Ă©tĂ© traitĂ© par Frans van Mieris, Nikolaus KnĂŒpfer, Adriaen van der Werff, et par Jacob Jordaens (v1645) que Van der Neer peut avoir rencontrĂ© lors de son sĂ©jour Ă  Bruxelles.

Objets :
Sol en damier
Rideau(x) de lit
La scÚne est observée par effraction
Sources textuelles :
HĂ©rodote (484-425 av JC)
Histoires, I, 8-12

Informations techniques

Notice #003096

Image HD

Identifiant historique :
A2415
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
Collection particuliĂšre (Montpellier)
Bibliographie :
DF Mosby &al, Gods Saints & Heroes, Dutch painting in the age of Rembrandt, 1980
n° 87, p. 286