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Abélard sur la montagne Ste-Geneviève (H. Martin, Hist France, 1886) - Bayard

Notice #004608

Image HD

Série de l'image :
Henri Martin, Histoire de France populaire, Paris, Furne-Jouvet, s. d.
Auteur(s) :
Burgun, Georges Marcel, peintre (et graveur ?) français du 19-20e siècle
Bayard, Émile Antoine (1837-1891)
1886
Nature de l'image :
Gravure
Sujet de l'image :
Histoire moderne. 12e siècle. France
Lieu de conservation :
Collection particulière (Cachan)
Traitement de l'image :
Scanner
Localisation de la reproduction :
Collection particulière

Analyse

Analyse de l'image :
    « Vers l’an 1100, on vit paraître, dans l’école du cloître de Notre-Dame, à Paris, un clerc de vingt ans, doué de la plus belle figure, des plus noble smanières, et d’une merveilleuse faculté d ebien dire. Il se nommait Pierre Abélard, ce qui paraît signifier, en langue bretonne, Pierre, fils d’Alard. Fils d’un chevalier breton, d’entre Nantes et Clisson, il avait cédé à ses frères sa part d’héritage, et courait les provinces, étudiant et disputant d’école en école.     Devenu maître à son tour, l’écolier breton vainquit, dans les disputes philosophiques, le plus renommé des maîtres de ce temps, appelé Guillaume de Champeaux. Son rival lui fit interdire d’enseigner dans le cloître de Notre-Dame.     Abélard se retira sur la montagne SainteGeneviève, en dehors de l’enceinte fortifiée que le jeune roi Louis le Gros batissait alors autour d eParis. La ville de Paris, qui n’avait été d’abord que l’île de la Cité, comprenait alors quelques quartiers de la rive droite et de la rive gauche.     Toute la jeunesse studieuse suivit Abélard sur la colline, où l’abbaye de Sainte-Geneviève s’élevait au milieu des clos et des vignes, et ce fut là qu’Abélard enseigna une philosophie à la fois très-raisonnable et très-hardie, fondée tout ensemble sur la liberté de Dieu vivant et sur la liberté de l’homme. » (P. 204.)
Annotations :
1. Signé en bas à gauche « Emile Bayard », à droite « G. BURGUN ». 2. Chapitre XX, « La Chevalerie — Héloïse et Abélard. (Onzième et douzième siècles.) », p. 201. 3. La gravure est composée sur le modèle d’une Prédication de Jean Baptiste.