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La constance de Manius Curius Dentatus - Govert Flinck

Artiste :
Flinck, Govert (1615-1660)
Date :
1656
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Sujet historique. Manius Curius Dentatus (av. 324-270 av. JC)
Lieu de conservation :
Amsterdam, Palais Royal

Analyse

Annotations :

2. Ancien hôtel de ville d’Amsterdam, maintenant Palais Royal, Dessus de cheminée sud de la salle du Conseil. 3. Pendant de l’Intrépidité de Fabricius par Ferdinand Bol, auquel il est lié par le thème (exemples illustres de la vertu républicaine des Romains) et l’époque (le conflit entre Rome et Pyrrhus).

Analyse de l'image :

« Après avoir chassé de l’Italie Pyrrhus, roi d’Epire, il distribua à chaque citoyen romain quarante arpents de terre, et ne s’en réserva pas davantage à lui-même, en disant qu’il n’y avait pas un seul citoyen à qui ce nombre ne dût suffire. Un jour les ambassadeurs des Samnites vinrent lui offrir des présents, et le trouvèrent au coin de son feu, faisant cuire des raves. «J’aime, leur dit-il, à voir ces légumes dans mes pots de terre, et à commander à ceux qui ont de l’or. » (Aurelius Victor, De viris illustribus, XXXIII)

Voir également la Vie de Caton le Censeur, de Plutarque :

« Or estoit d’aventure l’heritage de Manius Curius, celuy qui gaigna par trois fois l’honneur du triumphe, et la maison où il estoit anciennement tenu, prochaine des terres de Caton, lequel y alloit à l’esbat bien souvent : et voyant le peu de terre qu’il y avoit, et comment le logis estoit petitement et pauvrement basty, il pensoit en luy mesme quel personnage devoit avoir esté celuy, qui estant le premier homme des Romains en son temps, et ayant vaincu et dompté le plus fières et plus belliqueuses nations d'Italie, et en ayant chassé dehors le roi Pyrrhus, labourait neanmoins et cultivoit avec ses propres mains ce peu de terre, et habitait en une si pauvre et si petite mestairie : en laquelle, après ses trois triomphes, des ambassadeurs envoyez de la part des Samnites l'allèrent quelquefois visiter, et le présentèrent de part leur communaulté une bonne quantité d'or : mais il les renvoya avec leur or, n leur disant que ceux qui se contentoient d'un tel soupper, n'avoient que faire d'or ny d'argent : et que quant à lui, il estimoit plus honorable, commander à ceux qui avoient de l'or, que non pas en avoir. » (trad. Amyot, CFL I, §4, p. 686)

Sources textuelles :
Plutarque (v46/49-v125)
Vie de Caton le censeur, §4

Informations techniques

Notice #005404

Image HD

Identifiant historique :
A4723
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
https://artsandculture.google.com (Google Arts & Culture)