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Machine à inventer les livres (Gulliver’s Travels, III, 5, 1726) - Hermann Moll

Notice #006264

Image HD

Série de l'image :
[Swift,] Travels into several Remote Nations…, Londres, B. Motte, 1726
Auteur(s) :
Moll, Hermann (1654-1732), graveur et cartographe
1726
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Histoire des sciences, instruments
Lieu de conservation :
Madison Wisconsin, Memorial Library
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
PR3724 G7 1726
Traitement de l'image :
Photo numérique

Analyse

Analyse de l'image :
« Après les premières salutations, comme il s’aperçut que je regardais attentivement une machine qui tenait presque toute la chambre, il me dit que je serais peut-être surpris d’apprendre qu’il nourrissait en ce moment un projet qui consistait à perfectionner les sciences spéculatives par des opérations mécaniques. Il se flattait que le monde reconnaîtrait bientôt l’utilité de ce système, et il se glorifiait d’avoir eu la plus noble pensée qui fût jamais entrée dans un cerveau humain. Chacun sait, disait-il, combien les méthodes ordinaires employées pour atteindre aux diverses connaissances sont laborieuses ; et, par ce sinventions, la personne la plus ignorante pouvait, à un prix très modéré et par un léger exercice corporel, écrre des livres philoosphiques, d ela poésie, de straités sur la politique, la théologie, les mathématiques, sans le secours du génie ou de l’étude. Alors il me fit approcher du métier autour duquel étaient rangés ses disciples.
    Ce métier avait vingt pieds carrés, et sa superficie se composait de petits mirceaux de bois à peu près de la grosseur d’un dé, mais dont quelques-uns étaent un peu plus gros. Ils étaient liés ensemble par de sfils d’archal très minces. Sur chaque face des dés étaient collés des papiers, et sur ces papiers on avait écrit tous lesmots de la langue dans leurs différets modes, temps ou déclinaisons, mais sans ordre. Le maître m’invita à regarder parce qu’il allait mettre la machine en mouvement… »