Aller au contenu principal
Abdalathif et Amine (Crébillon, Le Sopha, I, 4, 1749)

Notice #007169

Image HD

Série de l'image :
[Crébillon,] Le Sopha, conte moral, nelle éd., à Pékin, chez l’empereur, 1749
Auteur(s) :
Clavareau, P., graveur du XVIIIe siècle
Date :
1749
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Département Littérature et art
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-68988
Traitement de l'image :
Photo numérique

Analyse

Analyse de l'image :
Nous passons ici à la 2e réincarnation d’Amanzei en sopha. « Après la mort de Fatmé, mon âme prit son essor, et vola dans un palais voisin, où tout me parut à peu près réglé comme dans celui que j’abandonnais. » (I, 4, p. 305.) Mais la vie honnête de la Dame qui habite ce palais ennuie bientôt Amanzei, qui le troque pour « une assez vilaine maison, obscure, petite, et telle que je doutai d’abord s’il y aurait de quoi m’y donner retraite. Je pénétrai dans une chambre triste, meublée au-dessous du médiocre, et dans laquelle pourtant je fus assez heureux pour rencontrer un Sopha, qui, terni, délabré, témoignait assez que c’était à ses dépens qu’on avait acquis les autres meubles qui l’accompagnaient. » (pp. 306-307).
    Là vit une danseuse, Amine, entretenue par un certain Abdalathif, un parvenu rustre, brutal et insolent.
    « Ce fut un soir en sortant de chez l’Empereur, devant qui Amine avait dansé, que ce nouveau protecteur la ramena chez elle. Il promena dans son triste et obscur logement des regards orgueilleux et distraits, puis en daignant à peine lever les yeux sur elle : Vous n’êtes pas bien ici, lui dit-il, il faut vous en tirer. C’est autant pour moi que pour vous, que je veux que vous soyez plus convenablement logée. On se moquerait de moi, si une fille de qui je me mêle, n’était pas d’une façon à se faire respecter. Après ces paroles, il s’assit sur moi, et la tirant sur lui brusquement, il prit avec elle toutes les libertés qu’il voulut, mais comme il avait plus de libertinage que de désirs, elles ne furent pas excessives. » (Garnier, p. 308.)
   
   Cependant Abdalathif installe Amine « dans une jolie maison toute meublée », où l’âme d’Amanzei la suit. Abdalathif continue de la traiter fort mal, et celle-ci s’en dédommage avec un nègre contrefait, Massoud (p. 313), puis un jeune homme (p. 314), puis toute une cohorte d’amants disposés à payer.
   Mais Abdalathif apprend son infidélité et la chasse, après lui avoir repris tout ce qu’il lui avait donné (sauf l’argent) (p. 319). Après une période de disgrâce, Amine rencontre un seigneur Persan qui l’installe dans un palais superbe où l’âme d’Amanzei ne le suit pas (p. 321).
Annotations :
1. En bas à gauche, « P. Clavareau in. ». Le nom du graveur figure au-dessus, mais illisible.
2. Planche hors texte face à la page 55.