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La Madeleine dans le désert - Carle Vanloo

Notice #007210

Image HD

Série de l'image :
Paris, Salon de 1761
Auteur(s) :
Van Loo, Carle (1705-1765)
Date :
1761
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Sujet d’histoire sacrée. Marie-Madeleine
Lieu de conservation :
Commerce d’art
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Livret du Salon de 1761 :
   « 4. La Magdeleine dans le Désert.
   Ce Tableau doit être placé dans l’Eglise de S. Louis du Louvre, il a huit pieds de haut sur cinq de large. »
   
   Commentaire de Diderot :
    « Quoi qu’en dise le charmant abbé, la Madeleine dans le désert n’est qu’un tableau très agréable. C’est bien la faute du peintre, qui pouvait avec peu de chose le rendre sublime ; mais c’est que ce Carle Vanloo, quoique grand artiste d’ailleurs, n’a point de génie. La Madeleine est assise sur un bout de sa natte ; sa tête renversée appuie contre le rocher ; elle a les yeux tournés vers le ciel ; ses regards semblent y chercher son Dieu. A sa droite est une croix faite de deux branches d’arbre ; à sa gauche sa natte roulée, et l’entrée d’une petite grotte. Il y a du goût dans toutes ces choses, et surtout dans le vêtement violet de la pénitente ; mais tous ces objets sont peints d’une touche trop douce et trop uniforme. On ne sait si les rochers sont de la vapeur ou de la pierre couverte de mousse. Combien la sainte n’en serait-elle pas plus intéressante et plus pathétique, si la solitude, le silence et l’horreur du désert étaient dans le local ? Cette pelouse est trop verte ; cette herbe trop molle ; cette caverne est plutôt l’asile de deux amants heureux que la retraite d’une femme affligée et pénitente. Belle sainte, venez ; entrons dans cette grotte, et là nous nous rappellerons peut-être quelques moments de votre première vie. Sa tête ne se détache pas assez du fond ; ce bras gauche est vrai, je le crois ; mais la position de la figure le fait paraître petit et maigre. J’ai été tenté de trouver les cuisses et les jambes un peu trop fortes. Si l’on eût rendu la caverne sauvage, et qu’on l’eût couverte d’arbustes, vous conviendrez qu’on n’ aurait pas eu besoin de ces deux mauvaises têtes de chérubin qui empêchent que la Madeleine ne soit seule. Ne feraient-elles que cet effet, elles seraient bien mauvaises. » (Diderot, Salon de 1761, éd. Versini, p. 202.)
Annotations :
2. Vente Christie’s, Londres, 3 déc 2008, lot 209.