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Mercure, Hersé et Aglauros - Véronèse
Mercure, Hersé et Aglauros - Véronèse

Notice #000767

Image HD

Auteur(s) :
Véronèse, Paolo Caliari dit Paul (1528-1588)
Date :
Entre 1585 et 1590
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Sujet mythologique. Mercure, Hersé et Aglaure
Lieu de conservation :
Cambridge, Fitzwilliam Museum
Sujet de recherche :
S. Lojkine, La Jambe d’Hersé (Lagrenée)
Traitement de l'image :
Scanner
N° de commande :
Localisation de la reproduction :
Collection particulière

Analyse

Analyse de l'image :

Mercure (à gauche, reconnaissable au casque ailé) cherche à pénétrer dans la chambre d’Hersé (assise à droite) qui l’attend pour un rendez-vous galant. Aglaure, jalouse de sa sœur, cherche à s’interposer. Frappée du caducée, elle sera changée en pierre. Dans le récit d’Ovide, Pallas, qui gardait une vieille rancune contre Aglaure, avait demandé à l’Envie de lui inspirer cette jalousie fatale contre un dieu. L’Envie est représentée ici par la statue de bronze doré posée sur la table. Pallas est figurée par la statue dans la niche au fond de la pièce. Hersé appuie sa main droite sur une partition musicale. Elle était donc en train de chanter. D’autres partitions sont posées, fermées par de petits rubans, sur la table. Sur la table se trouvent également un instrument à cordes (viole ?), un bouquet de fleurs et une coupe de fruits contenant une poire. Il y a là une allégorie des cinq sens : vue (de la scène), ouïe (l’instrument), odorat (fleurs), goût (fruits) et toucher (de la partition).

Annotations :

1. Signée Paulus Caliar/Veronensis faci en bas à droite au pied de la balustrade
3. Le tableau se trouvait autrefois à la galerie du Palais d’Orléans. Il a été gravé dans la « Galerie du Palais royal gravée d’après les tableaux des differentes ecoles qui la composent », par Louis-Abel de Bonfous et J. Couché, tome II, 1808 (Cote Bnf MFILM V-293), avec la mention « Moitte sculp. ». Le commentaire est le suivant : « C’est en vain qu’Aglaure fille de Cécrops, roi d’Athènes, veut empêcher Mercure d’entrer. Ce Dieu la touche avec son caducée et la métamorphose en pierre. Hersé négligemment assise, le sein à demi-nu, reste immobile à la vue de son amant. Sa tranquilité fait présumer qu’elle ne voit pas encore dans sa sœur confidente de ses amours, une rivale victime de la haine de Pallas. »