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Qui l’ingrat sert pour rien se perd (Boissard, Emblemata, 1588)

Notice #007763

Image HD

1588
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Sujet mythologique. Danaïdes
Lieu de conservation :
Glasgow, Bibliothèque de l’université
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
SMAdd415
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Annotations :
2. Jean Jacques Boissard, Emblematum liber / Emblemes latins [...] avec 
l’interpretation Françoise, Metz, Jean Aubry et Abraham Faber, 1588.
C’est la seconde édition, la première ayant paru sous le titre Emblemata cum tetrastichis latinis, Metz, Jean Aubry, 1584.

Sur la page de gauche, on lit le sonnet suivant, en français :
QUI d’un soc inutil fend la marine pleine ;
Et y seme, peu caut, les presens de Cerés ;
Il perd & peine, & temps : car les ondeux guerrés
Trompent infructueux son esperance vaine.
Ainsi qui de l’ingrat au service se peine,
Il suit en son labeur Sisyphe de bien prés ;
Il monte son rocher : & semble encor exprés,
Puisant l’eau, supporter des Belides la peine.
Du bien faict à l’ingrat legere comme vent
Est la recognoissance : & le meffaict souvent,
Bien que leger, esmeut sa plombeuse malice.
Pour se desengager, il outrage celuy
Dont le labeur grison luy prouffite : & chez luy
Rien ne vieillist si tost, qu’un receu benefice.

Sur la page de droite, la vignette est suivie du quatrain latin suivant :
QUi mandat sterili Cerealia semina arenae,
Non profecturis littora bobus arat.
Quisquis & ingratis servit, tua, Sisyphe, versat
Saxa; & vobiscum, Belides, haurit aquam.
(Qui sert des ingrats, c’est ta pierre qu’il roule, Sisyphe, et avec vous, filles de Bélos [les Danaïdes], il puise l’eau.)