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Mascarade d’Ourson et de Valentin - Pieter Brueghel l’Ancien

Notice #008027

Image HD

Auteur(s) :
Brueghel ou Bruegel l’Ancien, Pieter (1525-1569)
1566
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Lieu de conservation :
Boston, Museum of fine arts
Traitement de l'image :
Scanner
Localisation de la reproduction :
Collection particulière (Cachan)

Analyse

Analyse de l'image :
L’histoire : deux frères jumeaux sont abandonnés dans les bois. L’un y devient un homme sauvage, homme sans nom, puis homme-ours, Orson. L’autre est élevé à la cour du roi Pépin, où il devient le vaillant chevalier Valentin. Valentin combat Orson et, après avoir triomphé de lui, en fait son valet. Leur mère, Bellisant, étant tombée entre les mains d’un géant, ils la délivrent.
   Le personnage de droite, tenant l’anneau qui lui permet de se faire reconnaître, serait Bellisant. Au centre, le géant Ferragus qui la retient prisonnière. A gauche, Orson le menaçant de son arbalète ; plus à gauche encore, Valentin tenant dans sa main la sphère armillaire, insigne du pouvoir royal (à moins qu’il ne s’agisse de Pépin lui-même).
   A l’arrière plan, un personnage donne quelque chose par la fenêtre.
Annotations :
1. Signé et daté en bas à droite, « 1566 | BRVEGEL ».
2. La plus ancienne version connue de l’histoire de Valentin et d’Orson, qu’on rattache au cycle carolingien, était une chanson de geste française du treizième siècle, aujourd’hui perdue. Elle a été traduite (adaptée) en néerlandais sous le titre Valentijn en(de) Nameloos, dont il subsiste des fragments du 14e siècle. Un remaniement en prose est imprimé à Lyon en 1489, avec des gravures sur bois (Bnf Rés Y2 82). Il sera ensuite abondamment réédité, puis modernisé. En 1550, William Copland imprime « The Historye of the two Valyante Brethren: Valentyne and Orson », de Henry Watson, première d’une longue série de versions anglaises. Richard Hathwaye et Anthony Munday publièrent une de ces versions, en 1598.
L’histoire de Valentin et d’Orson a inspiré toute la veine des contes exploitant la figure de l’Homme sauvage. « Le prince Guerini » (1698), du chevalier de Mailly, réédité dans le Cabinet des fées (1788), en est un descendant, via la version des Nuits facétieuses de Straparole.
La gravure de Bruegel n’illustre pas directement le roman de Valentin et d’orson, mais une Mascarade.