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Ce manuscrit devait faire partie des Trente volumes contenant des chartes et titres anciens, authentiques, manuscrits originaux ou copies, toutes pièces précieuses relatives à l’histoire de France que Paulmy échangea avec le cabinet des chartes. Il entre finalement à la Bibliothèque du roi en 1790, avec les collections du Dépôt de législation et d'histoire, où il est ainsi décrit : « Commentarius in Apocalypsim, suivi de plusieurs chartes concernant l'abbaye de Saint-Sever en Gascogne : manuscrit du XIIe s., sur vélin, avec dessins »

Le manuscrit tient une place à part dans la tradition du commentaire de Beatus, puisqu'il offre d'une part un texte de la première version, et d'autre part un cycle pictural qui l'apparente aux manuscrits des troisième et quatrième versions, ainsi que sa présentation en recueil accompagné des Préliminaires et du Commentaire de S. Jérôme sur Daniel.

La décoration de ce manuscrit, d'une importance exceptionnelle, est due à trois artistes au moins. L'artiste principal, maître d'œuvre de l'ensemble des compositions, peut être vraisemblablement identifié avec « Stephanus Garsia ».