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Un des trois manuscrits enluminés antiques subsistants de littérature classique, avec le Vergilius Vaticanus et l'Iliade ambrosienne.

Le Vergilianus Romanus nous est parvenu en 309 pages complètement détachées. La qualité du parchemin, de l'écriture et des miniatures en font un objet de luxe, destiné aux grandes familles sénatoriales. Il est difficile de dater exactement le manuscrit. Certains chercheurs, notamment Ehrle et Lowe, le datent du Ve siècle. Selon Pratesi, en revanche, le codex daterait du milieu du VIe siècle. Cette hypothèse s'appuie sur celles, plus anciennes, de Traube, qui a étudié les récurrences des nomina sacra dans le texte, et de Norden, qui a identifié un vers interpolé (Énéide VI, 242) transcrit par le copiste comme faisant partie intégrante de l'œuvre et non pas comme une note marginale ou interlinéaire. Les historiens de l'art ont émis de nombreuses hypothèses sur le lieu de la copie, mais les études convergent actuellement vers deux localisations : la première, selon les études de Cavallo, serait Ravenne et la seconde, proposée par Wright, Rome.

Resté en Italie jusqu'au IXe siècle, le manuscrit a été conservé en France, à l'abbaye de Saint-Denis, jusqu'au XVe siècle, comme le montrent les notes des ff. 4r et 78r. On ne sait pas comment il arrive à la Bibliothèque du Vatican, où il apparaît pour la première fois dans l'inventaire réalisé sous le pontificat de Sixte IV en 1475. En 1797, le manuscrit est saisi par les troupes napoléoniennes et transporté à Paris. Il est restitué à la bibliothèque vaticane en 1816.

Folios 1r à 18v : Fragments des Bucoliques
Folios 18v à 73v : Géorgiques
Folios 75r à 309v : Énéide