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Sémiramis dans les jardins suspendus de Babylone (Speculum humanæ salv. 10C23)
Sémiramis dans les jardins suspendus de Babylone (Speculum humanæ salv. 10C23)
Cette notice fait partie d’une série : Speculum humanae salvationis, Meermanno Koninklijke Bibliotheek, La Haye 10C23 (pièce ou n° 21 / 193)

Datation : 1450

Source textuelle : Diodore de Sicile (90-20 av JC) Bibliothèque historique, II, 10, 1-6

Sujet de l’image : Sujet historique. Sémiramis

Objets indexés dans l’image :
Couronne / Porte

Nature de l’image : Enluminure

Lieu de conservation : La Haye, Meermanno Koninklijke Bibliotheek, Den Haag, MMW, 10 C 23, fol. 9r°, image de droite
Notice n° A2999   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Le sacrifice de Jephté (Speculum humanæ salvationis 10C23) // Les jardins suspendus de Babylone (Speculum humanae salvationis 10B34)

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
Mentions sur la page en dehors de l’image.
1. Réf : « Scolastica hysto[r]ia »
Rubrique : « Regina persarum contemplabat portam (?) suam in orto sitspe.li (?) ».
3. Sémiramis est couplée avec Le Sacrifice de Jephté.

Analyse de l’image :
     « Il y avait dans la citadelle le jardin suspendu, ouvrage, non pas de Sémiramis, mais d’un roi syrien postérieur à celle-ci : il l’avait fait construire pour plaire à une concubine. On raconte que cette femme, originaire de la Perse, regrettant les prés de ses montagnes, avait engagé le roi à lui rappeler par des plantations artificielles la Perse, son pays natal. Ce jardin, de forme carrée, avait chaque côté de quatre plèthres ; on y montait, par des degrés, sur des terrasses posées les unes sur les autres, en sorte que le tout présentait l’aspect d’un amphithéâtre. Ces terrasses ou plates-formes, sur lesquelles on montait, étaient soutenues par des colonnes qui, s’élevant graduellement de distance à distance, supportaient tout le poids des plantations ; la colonne la plus élevée, de cinquante coudées de haut, supportait le sommet du jardin, et était de niveau avec les balustrades de l’enceinte. Les murs, solidement construits à grands frais, avaient vingt-deux pieds d’épaisseur, et chaque issue dix pieds de largeur. Les plates-formes des terrasses étaient composées de blocs de pierres dont la longueur, y compris la saillie, était de seize pieds sur quatre de largeur. Ces blocs étaient recouverts d’une couche de roseaux mêlés de beaucoup d’asphalte ; sur cette couche reposait une double rangée de briques cuites, cimentées avec du plâtre ; celles-ci étaient, à leur tour, recouvertes de lames de plomb, afin d’empêcher l’eau de filtrer à travers les atterrissements artificiels, et de pénétrer dans les fondations. Sur cette couverture se trouvait répandue une masse de terre suffisante pour recevoir les racines des plus grands arbres. Ce sol artificiel était rempli d’arbres de toute espèce, capables de charmer la vue par leur dimension et leur beauté. Les colonnes s’élevaient graduellement, laissaient par leurs interstices pénétrer la lumière, et donnaient accès aux appartements royaux, nombreux et diversement ornés. Une seule de ces colonnes était creuse depuis le sommet jusqu’à sa base ; elle contenait des machines hydrauliques qui faisaient monter du fleuve une grande quantité d’eau, sans que personne pût rien voir à l’extérieur. Tel était ce jardin qui, comme nous l’avons dit, fut construit plus tard. » (Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, II, 10, 1-6)

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : La Haye, Meermanno Koninklijke Bibliotheek
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction : http://manuscripts.kb.nl (La Haye, Bibliothèque Meermanno)
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 22/11/2004
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 21/07/2017
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