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Retrouvailles de Mr Andrews et de sa fille (Pamela 1742, vol. 4) - Gravelot
Retrouvailles de Mr Andrews et de sa fille (Pamela 1742, vol. 4) - Gravelot Auteur : Gravelot, Hubert-François Bourgignon dit (1699-1773)
Œuvre signée.

Cette notice fait partie d’une série : Richardson, Pamela or virtue rewarded, 4 vol., Londres, 1742 (pièce ou n° 24 / 29)

Datation : 1742

Source textuelle : Richardson, Pamela (1740) éd. de Rouen, 1782, t. VII, l. 21, p. 177

Sujet de l’image : Fiction, 18e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre
Notice n° A3815   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Retrouvailles de Mr Andrews et de sa fille (Pamela, Leipzig, 1750, fig.24)

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
1. En haut à droite « Vol. IV. p. 145. » En bas à droite « H. Gravelot inv et sc. ».

Analyse de l’image :
         A la lettre XVIII, Mlle Darnford a raconté à sa mère l’accouchement de Paméla : elle a eu un fils, baptisé Guillaume (l. XX). A la lettre XXI, Paméla raconte à lady Davers la visite de Mr Andrews, le père de Paméla, venu chercher son épouse, qui a assisté Paméla dans ses couches, pour la ramener avec lui dans le comté de Kent : la gravure illustre les retrouvailles autour du berceau de Guillaume.     « Je volai incontinent vers lui, & m’agenouillant pour recevoir sa bénédiction. Oh ! mon pere, dis-je en lui montrant cette chere petite créature colée au sein de sa nourrice ; ô mon pere ! voyez comment le Dieu tout-puissant a exaucé nos prieres.     Il tomba à genoux, & m’embrassant tendrement, il s’écria d’une voix entrecoupée : Oh ! ma fille : …. ma bienheureuse fille ! …. je vous vois encore une fois, & je vous vois en bonne santé !… Oui !… Oui ! je vous vois encore !… Oh ! Dieu de miséricorde, béni soit ton saint nom pour ces bienfaits !     Tandis que cet heureux pere & cette heureuse file étoient ainsi unis, pour rendre à Dieu leurs actions de graces, l’enfant s’étant endormi, la Nourrice le mit dans le berceau. Mon pere s’étant levé s’approcha d ema mere, disant : Dieu bénisse ma chere Elisabeth ! je m’impatientois de vous revoir. Il n’y a ici que des sujets de joie ! On ne goûte ici que des plaisirs ! Oh ! que nous sommes heureux ! Prenant ensuite la main de sa chere femme, [177] il s’agenouilla d’un côté du berceau, & ma mere de l’autre. Regardant alors tous deux mon cher enfant, & continuant à se tenir par la main, il pria de la maniere la plus fervente en sa faveur, demandant à Dieu qu’il lui fît la grace de faire honneur à la famille de son pere & à la vertu de sa mere ; (ce fut ansi qu’il s’exprima, & pour parler le langage de l’Ecriture, qu’il devînt grand, & crût en grace devant le Segneur, & devant les hommes.     Ils se leverent tous deux, & M B…. nous prenant par la main, mademoiselle Darnford & moi (vous devinerez aisément, Madame, combin nous étions attendries ; car vous n’ignorez pas que cette Demoiselle est d’un bon naturel) : ma chere Pamela, dit-il, que tout cela est tendre et touchant !… Avez-vous souvent remarqué, ma chere Demoiselle Darnford, que les Poëtes nous aient dépeints des scenes, qui, comme celle-ci, pénetrent jusqu’au fond du cœur ? La noble simplicité, qui l’emporte toujours sur l’art, brille ici dans tout son jour, & l’on est forcé à l’admirer. Elle rend une scene où la joie éclate, aussi touchant pour un esprit bienfait, que le pourroit être la vue du plus grand malheur : sans cela, comment celle dont nous venons d’être témoins auroit-elle agi si efficacement sur votre esprit, & manifesteroit-elle sur vos aimables joues les tendres sentiments qu’elle y a excités ? En disant cela, il baisa mademoiselle Darnford & moi.     M. B…. vient de me remettre entre les mains le Traité de l’éducation des enfants de M. Locke [178], & il m’a ordonné de lui en dire ma pensée par écrit. Il fait très-grand cas de cet Ateur, & il m’a dit que ma tendresse pour Guillaume me feroit peut-être trouver un peu rudes quelques-uns des premiers avis qu’il donne. »        A droite du berceau de Guillaume, Paméla est agenouillée, bordant d’une main Guillaume, tenant de l’autre la main de son père. Sa mère, au-dessus d’eux, rajuste la capote du berceau. En allant vers la gauche, on voit Mlle Darnford, puis M. B, puis une srvante. En haut à gauche, les rideaux du lit de la chambre.

Informations sur l’image :
Auteur du cliché :
Traitement de l’image : Image Web
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Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 26/09/2005
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 09/01/2016
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