Aller au contenu principal
×
Recherche infructueuse

Bernus, Amour et Psyché, en 2mn

Stéphane Lojkine | Musique par Jasper Blankenagel

Apulée raconte dans les livres IV à VI Les Métamorphoses (IIe siècle) comment Psyché, par son extrême beauté, encourut la jalousie de Vénus. Enlevée par Cupidon (c'est-à-dire Éros, ou Amour) dans un palais merveilleux où elle était servie par des serviteurs invisibles, elle connaît l'amour à condition de ne jamais voir son époux. Ses sœurs jalouses de son sort la persuadent que son époux ne veut pas se laisser voir parce qu'il est un monstre. Une nuit, enfreignant l'interdiction, elle s'arme d'un poignard et d'une lampe à huile pour tirer au clair l'identité de son époux. Lorsqu'elle découvre le visage sublime d'Amour, elle laisse tomber son poignard, et surtout une goutte d'huile bouillante de sa lampe sur le corps du jeune dieu. Apulée dit que la goutte tombe sur son épaule, mais les peintres et les artistes qui s'emparent de la scène font généralement tomber la goutte sur sa cuisse ou même un peu plus haut…

Cupidon se réveille et disparaît. Vénus alertée poursuit Psyché de sa haine en lui infligeant une série d'épreuves impossibles. Mais la douce Psyché, aidée d'une série d'animaux serviables, vient à bout de tout. Jupiter finalement s'émeut et la divinise. Le mot psyché en grec signifie à la fois l'âme et le papillon : c'est pourquoi Psyché tout à la fois est comprise comme une allégorie de l'âme immortelle et est représentée parfois avec des ailes de papillon.

URL de AMUpod :

Le plâtre réalisé par Thomas Bernus au début du XIXe siècle présente plusieurs moments de l'histoire de Psyché : la découverte d'Amour endormi et la goutte d'huile tombant sur le corps du dieu bien sûr, mais aussi sur le côté la présence menaçante de Vénus dans son temple, et la rétorsion brutale d'une autre facette d'Amour, l'Éros souverain qui foudroye ses victimes. Enfin, au-dessus du lit, Psyché est divinisée.