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Recherche infructueuse

Hubert Robert, Paysage de fantaisie, en 2 mn

Moussa N'Doye | Musique par John Kamfonas

Hubert Robert avait gagné la célébrité à son retour d'Italie en 1765, par ses paysages de ruines et ses caprices architecturaux. A partir des œuvres qu'il expose au Salon de 1767, Diderot élabore sa poétique des ruines, liée à l'émergence d'une nouvelle sensibilité : c'est l'esthétique du sublime. Les ruines sont alors essentiellement antiques et romaines, et la méditation qu'elles suscitent s'inscrit dans l'héritage humaniste d'une nostalgie des grandes civilisations perdues. 

Le peintre est emprisonné 10 mois durant la Terreur. Libéré après la chute de Robespierre, il se consacre à la mise en œuvre du Museum, le futur musée du Louvre. Ses ruines changent alors de nature : dès la fin des années 1780, il a commencé à peindre des églises en ruines, auxquelles s'ajoutent diverses vues imaginaires du musée à venir, qu'il imagine déjà ruiné. 

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Le Paysage de fantaisie de Marseille s'inscrit dans cette deuxième veine, qui n'est plus héritière de l'anticomanie humaniste, et participe plutôt du nouvel imaginaire gothique du roman noir…