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La princesse Belle-Etoille (Contes des Fées, t5, 1810)

Notice #010134

Image HD

Série de l'image :
Les Contes des fées, ou les enchantements…, Paris, Billois, 1810, 5 vol pt in12
Date :
1810
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Vienne, Bibliothèque nationale d’Autriche
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
9831-A.5
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Les quatre enfants de la reine et de la princesse ont été confiés par la reine mère à Feintise pour qu’elle les étrangle. Mais celle-ci, prise de pitié, les a abandonnés à la mer sur une chaloupe. Ils ont été recueillis par un corsaire qui les a élevés avec sa femme. Devenus grands, ils partent à la recherche de leur origine et arrivent précisément dans la capitale où siège le roi, à qui l’on a fait croire que sa femme avait enfanté des chiens. La reine mère croit les reconnaître et envoie un secrétaire (à gauche sur la gravure) s’enquérir d’eux.
    Il arrive comme la princesse Belle-Étoile est à sa toilette : on lui peigne les cheveux, qui laissent tomber des pierreries. Une étoile brille sur son front. Elle donne au secrétaire la plus grosse perle tombée de ses cheveux.
   
    « Le secrétaire partit assez matin : il arriva comme la princesse se mettait à sa toilette : en ce temps-là l’on n’achetait point son teint chez les marchands : qui était blanche restait blanche ; qui était noire ne devenait point blanche, de sorte qu’il la vit décoiffée ; on la peignait ; ses cheveux blonds plus fins que des filets d’or descendaient par boucles jusqu’à terre ; il y avait plusieurs corbeilles autour d’elle, afin que les pierreries qui tombaient de ses cheveux ne fussent pas perdues ; son étoile sur le front jetait des feux qu’on avait peine à soutenir, et la chaîne d’or de son cou n’était pas moins extraordinaire que les précieux diamants qui roulaient du haut de sa tête. Le secrétaire avait bien de la peine à croire ce qu’il voyait ; mais la princesse ayant choisi la plus grosse perle, elle le pria de la garder pour se souvenir d’elle : c’est la même que les rois d’Espagne estiment tant sous le nom de Pérégrina, ce qui veut dire “Pèlerine”, parce qu’elle vient d’une voyageuse. »
Annotations :
1. Légende sous la gravure : « La Princesse ayant choisi la plus grosse Perle, elle le pria de la garder pour se souvenir d’elle. »