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Le Châtiment de Coré, Datan et Abiram (Chapelle Sixtine) - Botticelli

Notice #010139

Image HD

Auteur(s) :
Botticelli, Sandro (1444 ou 1445-1510)
Date :
Entre 1481 et 1482
Nature de l'image :
Fresque
Sujet de l'image :
Sujet d’histoire sacrée. Moïse châtiant Coré, Datan et Abiram
Lieu de conservation :
Rome, Vatican
Traitement de l'image :
Scanner
Localisation de la reproduction :
Collection particulière (Cachan)

Analyse

Analyse de l'image :
Cette fresque du cinquième compartiment des Scènes de la vie de Moïse condense trois épisodes de la révolte contre Moïse et l’autorité de la Loi. L’arc de Constantin à l’arrière-plan symbolise cette autorité, devenue autorité de l’Église. Botticelli a intégré dans la scène des contemporains : au centre derrière Moïse, Alexandre Farnèse et Pomponius Laetus ; en arrière plan, à gauche, l’homme en noir est son autoportrait.
   Moïse, reconnaissable aux rayons de lumière qui jaillissent de sa tête, porte une tunique jaune recouverte d’un manteau vert olive : il apparaît trois fois, à droite, au centre et à gauche du compartiment. A droite, les lévites révoltés, exaspérés par la tyrannie de Moïse, tentent de lapider le patriarche, qui lève le bras droit pour se protéger. Josué fait de son corps un rempart protecteur (ce détail n’apparaît pas dans le récit des Nombres). Moïse s’adresse alors à Coré, le meneur, et lui enjoint, lui et les 250 de son groupe, de déposer le lendemain, avec leurs encensoirs, de l’encens à l’autel de Yahvé, qui reconnaîtra les siens.
    Au centre, les conjurés sont réunis avec leurs encensoirs devant l’autel de Yahvé (en principe devant le Tabernacle, ici en plein air). Moïse les disperse de son bâton, tandis que seul Aaron, reconnaissable à sa tiare bleue et dorée, peut accomplir son offrande.
    A gauche, les rebelles, chassés vers la porte de leur demeure (en principe, de leur tente…), sont engloutis par la terre qui s’entrouvre sous leurs pieds. Seuls les deux fils innocents de Corè sont épargnés du courroux divin et flottent sur un nuage (ce détail n’apparaît pas dans le récit biblique des Nombres).
Annotations :
1. Sur l’arc de Constantin, Botticelli a peint une inscription adaptée à la scène : « Nemo sibi assummat honorem nisi avocatus adeo tanquam Aron ».
Personne ne s’attribuera un pouvoir s’il n’y est pas appelé, comme Aaron le fut.
L’inscription fait allusion au pouvoir politique contesté du pape et menace ses adversaires du châtiment ici représenté.