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La Princesse Belle-Étoile et le Prince Chéri (1) (Cabinet des fées, 6, 1754)

Notice #010859

Image HD

Série de l'image :
Le Cabinet des fées […], par Mme de M**, Amsterdam, Marc Michel Rey, 1754
Auteur(s) :
Fokke, Simon (1712-1784)
Entre 1725 et 1754
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Toulouse, Bibliothèque municipale
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
RES D XVIII 537
Traitement de l'image :
Photo numérique
N° de commande :
B315556101_RD18_0537
Localisation de la reproduction :
Aix-en-Provence, Cielam

Analyse

Analyse de l'image :
La reine mère et l’amirale Rousse ont ordonné la mort des trois enfants de la reine et du fils de la princesse. Elles les ont confié à la dame d’honneur de la reine, Feintise, pour qu’elle les étrangle. Mais celle-ci a pitié de si beaux enfants, qui ont des étoiles sur le front. Elle les fait mettre dans une chaloupe, qui part au gré du vent.
    La barque rencontre un vaisseau corsaire. Le capitaine les recueille pour les donner à sa femme.
   
    « Elle fit amener une chaloupe au bord de la mer, elle y mit les quatre enfants dans un même berceau et quelques chaînes de pierreries, afin que si la Fortune les conduisait entre les mains d’une personne assez charitable pour les vouloir nourrir, elle en trouvât aussitôt sa récompense.
    La chaloupe poussée par un grand vent s’éloigna si vite du rivage que Feintise la perdit de vue : mais en même temps les vagues s’enflèrent ; le soleil se cacha, les nues se fondirent en eau, mille éclats de tonnerre faisaient retentit tous les environs. […] Enfin ils voguèrent sept jours et sept nuits ; ils étaient en pleine mer aussi tranquilles que sur un canal, lorsqu’ils furent rencontrés par un vaisseau corsaire. Le capitaine ayant été frappé, quoique d’assez loin, du brillant éclat des étoiles qu’ils avaient sur le front aborda la chaloupe, persuadé qu’elle était pleine de pierreries. Il y en trouva en effet ; et ce qui le toucha davantage, ce fit la beauté des quatre merveilleux enfants. Le désir de les conserver l’engagea à retourner chez lui pour les donner à sa femme qui n’en avait point, et qui en souhaitait depuis longtemps. »
   
   On distingue au fond derrière les rochers du rivage Feintise embusquée. Le graveur réunit ces deux moments successifs du récit (a chaloupe à la mer, la rencontre sept jours plus tard avec le vaisseau pirate) pour en faire une scène.
Annotations :
2. Page 124.
3. Contrefaçon de 1717 d’après la gravure de Raymond de 1711.