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The Bad Taste of the Town - Hogarth

Notice #011800

Image HD

Auteur(s) :
Hogarth, William (1697-1764)
Date :
1724
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Caricature
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Une des premières attaques de Hogarth contre le goût des modes étrangères et une de ses plus anciennes caricatures. C’est sa première estampe publiée à son propre compte. Elle vise les danses Mascarades que l’imprésario suisse Heidegger faisait jouer, les pantomimes (version anglaise de la commedia dell’arte) qui prenaient une place de plus en plus grande dans le répertoire théâtral, l’opéra, importation aristocratique italienne avec ses chanteurs italiens aux cachets monstrueux, l’architecture italianisante, dont les champions étaient lord Burlington et William Kent. Les grenadiers aux portes font allusion à la clientèle du roi George Ier, un Allemand qui ne parlait pas anglais.
   Au centre, les œuvres des grands dramaturges anglais, William Congreve, John Dryden, Thomas Otway et William Shakespeare, sont vendues comme du papier à recycler. La bannière qui annonce l’opéra reproduit une autre gravure, où le comte de Peterborough s’agenouille devant la chanteuse Francesca Cuzzoni pour lui offrir 8000 livres si elle accepte de jouer à Londres. On lit sur le phylactère « Pray Accept 8000 £ ».
Annotations :
1. Sous la gravure, on peut lire :
« Long has the Stage productive been
Of Offsprings it could brag on,
But never’ till this Age was seen
A Wind-mill and a Dragon.
O Congreve, lay thy Pen aside,
Shakespear, thy Works disown,
Since Monsters grim, & nought beside
Can please this senseless Town.
(Longtemps la Scène a été fertile en héritiers dont elle puisse se vanter, mais jamais jusque aujourd’hui on a vu un moulin à vent et un dragon. O Congreve, pose ta plume, Shakespeare, renie tes œuvres, puisque des monstres sinistres et des zéros en comparaison, peuvent plaire à cette Ville qui a perdu l’esprit.)
Le dragon et le moulin sont visibles sur la façade de droite, sur l’affiche qui annonce « Dr Faustus is here ». Ils font allusion à un spectacle de commedia dell’arte, « Halequin Doctor Faustus and the Necromancer » et à sa parodie, « The British Stage: or, The Exploits of Harlequin ».