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Le baptême de Jésus-Christ (église de Pont-de-Vaux) - Brenet

Notice #001200

Image HD

Série de l'image :
Paris, Salon de 1765
Artiste :
Brenet, Nicolas-Guy (1728-1792)
Date :
1765
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Sujet d’histoire sacrée. Le Baptême du Christ
Lieu de conservation :
Pont-de-Vaux, Église paroissiale Notre-Dame
Dimensions (HxL cm) :
380x240
N° de commande :

Analyse

Analyse de l'image :
Livret du Salon de 1765 :
   « Par M. Brenet, Agréé.
    132. Le Baptême de Jesus-Christ.
    Tableau de 12 pieds 3 pouces de haut, sur 7 pieds 10 pouces de large. »
   
    « Voyez dans le Baptême de Brenet, à droite, un Christ sec, raide, ignoble, qui est de je ne sais quoi ; car ce n’ est ni de la chair ni de la pierre, ni du bois. Derrière ce Christ, sur un plan un peu plus enfoncé, des anges. Des anges ! sont-ce là les vrais spectateurs de la scène? Groupez-en quelques-uns dans vos nuages, j’y consens ; mais les avoir descendus à terre, placés sur les bords du fleuve, mis en action, cela n’a pas le sens commun. Entre le Christ et le saint Jean, un de ces anges tient la draperie du Christ séparée de ses épaules, de peur qu’elle ne soit mouillée de l’eau sacramentelle. A-t-on jamais rien imaginé de si pauvre, de si petit ! Quand un artiste n’a rien dans la tête, qu’il se repose. - Mais s’il n’a toujours rien dans la tête, il se reposera longtemps. - Il est vrai ; je suis sûr que M Brenet, après avoir trouvé cette gentillesse, cet ange officieux qui n’aime pas les vêtements mouillés, se frottait les mains d’aise, s’en félicitait, et qu’il tomberait des nues s’il savait ce que j’en pense ; ce sont comme les pointes, ceux qui les font, sont tous déconcertés quand on n’en rit pas. J’avoue pourtant que cette idée, précieusement exécutée dans un petit morceau de Lagrenée, grand comme la main, m’aurait trouvé moins sévère. Le Christ a l’air d’un pécheur contrit qu’on lave de sa souillure ; et le saint Jean qui occupe le côté gauche de la toile, a un faux air de la physionomie d’un faune. Du reste, la scène se passe clandestinement, entre saint Jean, le Christ et des anges. Pas une âme qui entende crier la voix qui dit : Celui-ci est mon fils bien-aimé ! que ceux pour qui il était inutile qu’elle parlât ; et puis, mauvaise couleur, pauvre ordonnance, figures mal dessinées, airs de tête ignobles, et nuages comme des flocons de laine emportés par le vent. » (Diderot, Salon de 1765, Bouquins, p. 397)
Annotations :
1. Sur le bandeau à gauche (AGNUS) DEI
3. Le Baptême de Jésus-Christ attribué à Brenet qui se trouve à l’église paroissiale Saint-Sauveur de La Rochelle, s’il est bien du XVIIIe siècle, ne peut être celui que Diderot décrit en 1765, car on n’y retrouve aucun ange derrière le Christ.