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Barnaboux reconnaît sa fille à une marque au-dessus de l'oreille (Décaméron 1757 J5N5) - Gravelot

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Date :
1757
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Rés. in-8° E 444e (t. 3)
Œuvre signée

Analyse

Le résumé de la nouvelle est le suivant :

« Guyot de Crémone laisse en garde une fillette à Jacquelin de Pavie, puis se meurt. Plus tard elle est aimée à Fayence par Jeannon de Séverin et par Minguet de Single, qui finissent par en découdre. Mais la jeune fille est reconnue comme étant la sœur de Jeannon, si bien qu'on la donne pour femme à Minguet. » (Folio, p. 470)

C'est en fait, bien plus que les amours de Jeannon et de Minguet qui les conduisent tous deux d'abord en prison, la scène de reconnaissance qui constitue la séquence essentielle de la nouvelle. La fillette avait été abandonnée par sa famille dans sa maison de Fayence au moment où la ville allait être envahie pat l'armée de l'empereur Frédéric. Guyot de Crémone l'avait trouvée et recueillie, emmenée à Fane, confiée avant sa mort à Jacquelin, qui lui-même avait déménagé de Pavie à Fayence. La jeune fille se retrouve donc dans sa ville natale sans le savoir, où son frère Jeannon, qui ne sait pas qu'il est son frère, tombe amoureux d'elle et cherche à l'enlever. L'enlèvement échoue car un autre jeune homme, Minguet, également amoureux de la jeune fille, était présent avec ses hommes sur les lieux. Jacquelin convoque donc les deux familles, tandis que les deux jeunes gens sont en prison. Le père de Jeannon, Barnaboux, qui se souvient que la fillette avait été incisée d'un abcès au-dessus de l'oreille, après en avoir demandé la permission à Jacquelin, soulève ses cheveux, et y découvre la cicatrice. Ce n'est pas le moment de cette première reconnaissance, qui est le moment phare dans les texte, que Gravelot choisit, mais celui où Barnaboux montre la cicatrice à la mère :

« Barnaboux envoya quérir sur le champ la mère et les autres parentes de la fille, ainsi que ses sœurs et ses frères ; à tous il la montra en racontant l'histoire, et ce furent mille embrassements et grande fut la liesse ; puis Jacquelin y consentant avec plaisir, son père l'emmené chez lui. » (Folio, p. 476)

Annotations :

1. Signé sous la gravure à gauche « Gravelot inv. », au centre « T. III. N. 7. », à droite « Le Mire Sc. »

Sources textuelles :
Boccace, Le Décaméron, vers 1350-1353

Informations techniques

Notice #012064

Image HD

Identifiant historique :
B1383
Traitement de l'image :
Photo numérique
Localisation de la reproduction :
Collection particulière (Cachan)