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Mane, Thecel, Phares : Le Festin de Balthasar (Louvre, MNR) - Bertuzzi

Notice #001220

Image HD

Auteur(s) :
Bertuzzi, Nicola, dit l’Anconitain (1710-1777)
Date :
Entre 1725 et 1777
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Sujet d’histoire sacrée. Le Festin de Balthasar
Lieu de conservation :
Paris, Musée du Louvre
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
MNR859
Sujet de recherche :
S. Lojkine, Image et subversion, chap. 9 (Le recyclage symbolique)
Traitement de l'image :
Image web
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
http://www.photo.rmn.fr (Réunion des Musées Nationaux)

Analyse

Analyse de l'image :
La table du festin est présidée à gauche par Balthasar, roi de Babylone, à droite par la veuve de Nabuchodonosor. En haut au centre, au-dessus des colonnes torsadées, la main miraculeuse montre plutôt qu’elle ne trace l’inscription prophétique, MANE, THECEL, PHARES. Les convives sont assis le dos à l’inscription, qu’ils ne peuvent donc voir qu’en se retournant. Seuls le roi et la reine mère, placés aux extrémités de la table en fer à cheval, ont pu voir immédiatement les lettres au moment de leur apparition. Le fer à cheval ménage un espace vide au-devant de la scène, de telle sorte que la toile délimite trois plans : le premier plan, vide au centre, est occupé aux extrémités par les serviteurs apportant les mets du festin. C’est l’espace des réalités triviales. Le second plan, surélevé par une estrade, est consacré au festin proprement dit. C’est l’espace de la représentation, ou espace restreint de la scène. Le troisième plan, au fond, est occupé par l’inscription : c’est l’espace du dehors, l’espace vague
Annotations :
2. Ce tableau fait partie des MNR, « Musées Nationaux Récupération » : il s’agit des œuvres récupérées en Allemagne à la fin de la Seconde Guerre mondiale et qui, faute d’avoir retrouvé leurs légitimes propriétaires, ont été confiées par l’Office des biens privés à la garde de la Direction des musées de France en vertu du décret du 30 septembre 1949. C’est probablement pour cette raison qu’il n’est pas répertorié dans la base de données Joconde.
Provient probablement du palais de Bagnarola di Budrio près de Bologne. Vendu en mai 1944 par Hermsen 1 200 000 F au représentant du Dorotheum, Vienne ; acquis le 31 mai 1944 pour 40 000 RM par le musée de Linz [1] ; enregistré au Central Collecting Point de Munich sous le n° 7489.
Attribué au musée du Louvre par l’Office des Biens et Intérêts Privés en 1951.
3. La composition semble inspirée de celle de Francken, dont il existe de nombreuses répliques : on retrouve en effet le dais au-dessus de Balthasar, le face à face du roi et de la reine de part et d’autre de l’inscription.