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Mignardises d’Ursule à Edmond (Paysan perverti, Esprit 1782, fig43) - Binet

Notice #012469

Image HD

Série de l'image :
Rétif de la Bretonne, Le Paysan perverti, Paris, Esprit, 1782
Auteur(s) :
Le Roy, Jacques (1739-?)
Binet, Louis (1744-1800)
Date :
1776
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Rés Smith-Lesouef 1492
Traitement de l'image :
Image web
Date de commande :
26/01/2001
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
43me figure.
   Sujet. Edmond indécis, mais dans la plus grande émotion, en voyant devant lui l’objet le plus séduisant, qui ne demande qu’à le faire succomber. Le crime qu’Ursule médite en ce moment, doit être horribement puni !
   
   Lettre d’Ursule à Gaudet : « Sûre, par ta lettre, de l’empire que j’avais sur les sens de ce pauvre garçon, j’ai employé tout ce que tu nommes mes migardises. Je savais, comme toi, qu’il a surtout un faible pour une chaussure mignonne ; ses regars en dessous m’en ont instruite ; je me suis étalée sur mon sofa-automate, dont le ressort a fait son devoir. Je regardais Edmond d’un air languissant, la jambe découverte jusqu’à mi-mollet, faisant jouer dans mon pied une mule à mettre deux doigts. Je t’avoue que jamais cette attitude n’a manqué son effet ; elle aurait damné tous les saints qu’on chôme aujourd’hui. Edmond me regardait, et les combats de son faible cœur, contre sa pauvr eraison se peignaient dans se syeux : il a rougi. A ce signe de ma victoire, je lui ai envoyé le baiser napolitain (sujet d ela quarante-troisième figure). »
   
   Inceste. Ursule aguiche son frère Edmond.
Annotations :
1. Signé en bas à gauche « Binet Inv[enit] », à droite « J.a Le Roy Scul ».
2. Tome III. Lettre CXXXVI. Planche en regard de la p. 30.