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Rite à la mémoire des Ancêtres mezzoraniens (G. de Lucques, 2, 1753) - Le Lorain
Rite à la mémoire des Ancêtres mezzoraniens (G. de Lucques, 2, 1753) - Le Lorain

Notice #012772

Image HD

Série de l'image :
[Berington,] Mémoires de Gaudence de Luques, Amsterdam, 1753
Auteur(s) :
Le Lorain, Louis-Joseph (1715-1759)
Fessard, Étienne (1714-1774)
Date :
1752
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, taille-douce (au burin)
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque de l’Arsenal
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
RESERVE 8-BL-21090 (1)
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :

La deuxième partie des Mémoires de Gaudence de Lucques marque l’arrivée de la petite troupe conduite par le Pophar depuis Alexandrie au pays des Mezzoraniens. L’entrée dans le pays de leurs ancêtres est d’abord marquée par une cérémonie religieuse, pour laquelle le narrateur, chrétien, marque beaucoup d’appréhension. Ils descendent dans une vallée très embroussaillée, parviennent à une ancienne pyramide égyptienne, la gravissent, y trouvent un autel sur lequel se trouve une statue, se posternent devant elle. (Noter que la statue est absente de la gravure.) Gaudence, qui craint pour sa religion et pour sa vie, fait « quelques difficultés». Mais le Pophar le rassure : il ne le forcera à aucun rite contraire à sa religion, et il ne lui sera fait aucun mal.
    « Le Pophar m’ayant rassuré de la sorte, se pristerna avec ceux de sa suite, & tous baiserent la terre : après quoi ils mirent le feu à quelques bois odoriférans à l’aide d’un verre ardent : ils éleverent les yeux & les mains au Ciel, puis encenserent l’Idole, ou la Statue ; ils verserent ensuite du vin sur l’Autel, & mirent du pain d’un côté & des fruits de l’autre ; & ayant allumé deux petites pyramides de parfums exquis à chaque extrémité de la grande pyramide, ils s’assirent autour de la fontaine, dont les eaux sortaient, si je ne me trompe, de dessous cette grande pyramide, & formaient un bassin au milieu de l’amphithéâtre. Ils s’y rafaraîchirent & mangerent avec appétit des fruits dont les arbres étoient couverts, m’invitant à faire de même. » (p. 18-19)

Annotations :

1. Signatures illisibles sous l’image.