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Habillement des femmes de Manghalour (Les Femmes militaires, 1735) - Sixe

Notice #012854

Image HD

Série de l'image :
[Rustaing de Saint-Jory,] Les Femmes militaires, Paris, Simon & De Bats (1735)
Auteur(s) :
Sixe, Louis-Antoine (1704-1780)
Fessard, Étienne (1714-1774)
Date :
1735
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Suzanne et Saphire profitent de l’hospitalité de leurs hôtes pour leur demander des vêtements de femmes : Frédéric, qui ne les reconnaît pas tout de suite à son réveil, peut décrire ainsi les vêtements des femmes de Manghalour.
    « Voici ce que c’est que leur habillement ; un petit chapeau dont les bords partagés en quatre parties brodées de soye, se relevent avec des agrafes devant & deriere, & s’abattent quand il pleut, ou que le soleil incommode : sur un des côtés de ce chapeau, s’éleve un joli bouquet de plumes.
    La robe est une espace de casaquin, dont l’entournure est juste sur les épaules, & se croise au dessous de la gorge. Une écharpe legere autour des reins leur forme la taille. Les manches larges du haut & fort plissées jusqu’au coude se rétrécissen sur le bas, & se boutonnent jusqu’au poignet. La robe ne descend que trois doigts qous le genouil, s’ouvre sur la cuisse gauche, & laisse voir un tonelet assez ample, maisun peu plus court que l’habit. Elles portent sus ce tonelet des calçons blancs qui tiennent à leurs bas. lma chaussure est une bottine de couleur qui se ferme très-juste avec un lacet, & ne monte qu’au gras de jambe. » (P. 86-87)
    Les deux filles de la maison, qui ont prêté leurs vêtements, demandent alors qu’on leur décrive la mode de Paris. Comme Suzanne et Saphire s’embarrassent dans la description, Frédéric leur fait un dessin : « coëffure plate & basse, chignon touffus & maroné, robe trainante & large, manches étroites & courtes, taille de cinq pieds de haut, jupe de six pieds de face, je n’oubliai pas la poudre, l’éventail & les petites pantoufles. »
    Les insulaires décrivent alors les Parisiennes « comme oiselets en cage, pour donner plaisir aux regardans ». Elles au contraire sont égales aux hommes et participent à la guerre quand il le faut : « quand il y a guerre furieuse, la garde de nos Châteaux & Forteresses, nous est mise ez mains, tandis que nos peres, maris, & garçons d’âge viril, vont en avant, assaillir & combattre l’ennemi. » (P… 94)
Annotations :
1. Au-dessus de l’image à gauche « 86 » (renvoi à la page de texte correspondante).
Signé sous l’image à gauche « L. A. Sixe. », à droite « E. F. Sculp. »
Louis Sixe est aussi un peintre dans le roman : voir p. 198.