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La coupe qui révèle les adultères (Roland furieux, Valgrisi, chant 43)
La coupe qui révèle les adultères (Roland furieux, Valgrisi, chant 43)

Notice #001301

Image HD

Série de l'image :
Lodovico Ariosto, Orlando furioso, Venise, V. Valgrisi, 1560, con privilegio
Auteur(s) :
Dosso Dossi, Giovanni de Lutero dit (1489-90/1542)
Problème datation
Date :
Entre 1556 et 1560
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Résac yd 389
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Scanner
N° de commande :
2110189
Date de commande :
22/06/2001
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
Collection particulière (Cachan)

Analyse

Analyse de l'image :

Le premier plan de la gravure reprend des éléments du chant 42. Renaud est arrivé en Italie du nord, il a passé Vérone puis Mantoue, il traverse le Pô (XXII, 69). Là , au soir, il rencontre un chevalier qui le conduit à dans un palais magnifique, où il admire notamment une fontaine octogonale surmontée d’un toit d’or porté par huit statues de femmes (str. 78). Les statues tiennent des cornes d’abondance d’où s’échappe l’eau de la fontaine. Elles s’appuient elles-mêmes chacune sur deux figures de poètes qui tiennent des phylactères à leur nom. Les noms des poètes sont inscrits en abrégé au bas de la fontaine. On peut lire à droite LUC(rezia) BOR(gia), portée par H(ercole) ST(rozzi) et A(ntonio) TH(ebaldeo) ; puis ISABELLA DA ESTE portée par (Gian) IA(cobi) CA(landra) et (Gian) IA(cobi) BAR(delone) ; puis ILISABETTA COZ (Elizabeth Gonzague) portée par IA(cobo) SA(doletto) et P(ietro) BEM(bo).

L’hôte de ce palais, au premier plan à droite, propose à Renaud (RIN, derrière lui), de boire à la coupe merveilleuse qu’un page apporte (42, 102). C’est la coupe offerte jadis par la fée Morgue à Arthur pour confondre Guenièvre (43, 28) : celui dont la femme est infidèle ne peut y boire sans répandre le vin. Le geste de la main de l’hôte portée à sa bouche semble expliquer cela. Renaud repousse la coupe (43, 6).

[L’hôte raconte alors comment la fée Mélisse, pour le séduire (43, 20), l’a autrefois persuadé de mettre à l’épreuve la fidélité de sa femme, précipitant son malheur. Elle lui a donné cette coupe enchantée, dont il tente successivemet tous ses hôtes de passage (43, 44). Renaud est le premier à l’avoir refusée.]

Puis l’hôte de Renaud lui prépare une barque, afin qu’il puisse voyager sur le Pô en dormant. Le trajet est figuré par la répétition de la barque, d’abord dépassant MELA(ra), SER(mido), FIG(arolo), ST(ellata) ; puis s’engageant sur le bras droit, qui laisse Venise à sa gauche ; enfin arrivant à la mer.

Annotations :

2. Exceptionnellement, la gravure figure sur une page de droite, au recto de la première page du chant qu’elle illustre.