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Nouvelle posture autour d’Augustin (La Philosophie dans le boudoir, 1795)

Notice #014597

Image HD

Série de l'image :
La Philosophie dans le boudoir, Londres, aux dépens de la Cie, [Paris,] 1795
Auteur(s) :
Bornet, Claude, peintre et graveur du XVIIIe siècle
Date :
1795
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Enfer 536
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
« Foutre ! je bande !... Rappelez Augustin, je vous prie. (On sonne ; il entre.) Il est inouï comme le superbe cul de ce beau garçon m’occupe la tête depuis que je parle ! Toutes mes idées semblaient involontairement se rapporter à lui... Montre à mes yeux ce chef-d’œuvre, Augustin... que je le baise et caresse un quart d’heure ! Viens, bel amour, viens, que je me rende digne, dans ton beau cul, des flammes dont Sodome m’embrase. Il a les plus belles fesses... les plus blanches ! Je voudrais qu’Eugénie, à genoux, lui suçât le vit pendant ce temps-là ! Par l’attitude, elle exposerait son derrière au chevalier qui l’enculerait, et Mme de Saint-Ange, à cheval sur les reins d’Augustin, me présenterait ses fesses à baiser ; armée d’une poignée de verges, elle pourrait au mieux, ce me semble, en se courbant un peu, fouetter le chevalier, que cette stimulante cérémonie engagerait à ne pas épargner notre écolière. (La posture s’arrange.) Oui, c’est cela ; tout au mieux, mes amis ! en vérité, c’est un plaisir que de vous commander des tableaux ; il n’est pas un artiste au monde en état de les exécuter comme vous !... Ce coquin a le cul d’un étroit !... C’est tout ce que je peux faire que de m’y loger... Voulez-vous bien me permettre, madame, de mordre et pincer vos belles chairs pendant que je fous ?
   
   Mme de Saint-Ange — Tant que tu voudras, mon ami ; mais ma vengeance est prête, je t’en avertis ; je jure qu’à chaque vexation, je te lâche un pet dans la bouche.
   
   Dolmancé — Ah sacredieu ! quelle menace !... C’est me presser de t’offenser, ma chère. (Il la mord.) Voyons si tu tiendras parole ! (Il reçoit un pet.) Ah ! foutre ! délicieux ! délicieux !... (Il la claque et reçoit sur-le-champ un autre pet.) Oh ! c’est divin, mon ange ! Garde-m’en quelques-uns pour l’instant de la crise... et sois sûre que je te traiterai alors avec toute la cruauté... toute la barbarie... Foutre !... je n’en puis plus... je décharge !... (Il la mord, la claque, et elle ne cesse de péter.) Vois-tu comme je te traite, coquine !... comme je te maîtrise... Encore celle-ci... et celle-là... et que la dernière insulte soit à l’idole même où j’ai sacrifié ! (Il lui mord le trou du cul ; l’attitude se rompt.) Et vous autres, qu’avez-vous fait, mes amis ? »