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Les bustes de Necker et d’Orléans portés en triomphe à la place Louis XV

Notice #014764

Image HD

Auteur(s) :
Martini, Pietro Antonio (1739-1797)
1789
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, eau-forte
Sujet de l'image :
Histoire moderne. 18e siècle. La révolution française. Necker
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
https://frda.stanford.edu (French Revolution Digital Achives)

Analyse

Analyse de l'image :
Buste de M.gr le Duc d’Orléans et de M.r Necker [portés à la place Louis XV le 12 juillet 1789].
   
    « Le peuple, las de désirer, de demander d’Orléans, perdit enfin patience ; et ne pouvant avoir le prince, il voulut au moins avoir son image. Sur les quatre heures, la foule se disperse : les uns courent faire fermer les théâtres ; les autres enfoncent les boutiques des armuriers, et en enlèvent de force toutes les armes qui s’y trouvent. La consternation est générale ; Paris est ans chef, sans magistrats, le peuple est absolument le maître.
    Un groupe considérable se porte sur le boulevard : on enlève d’un cabinet de figures de cire les bustes de Necker et de d’Orléans ; on les porte en triomphe dans Paris , et on se rend à la place Louis XV. Là, il s’engage une sorte d’action entre un détachement de Royal-Allemand et ceux qui escortaient les bustes. L’image du prince roule dans la fange, et celui qui la portait tombe blessé. On traîne ce malheureux au Palais-Royal.
    La vue de ses blessures excite le peuple ; un jeune homme amoncèle des chaises à côté du blessé, et, du haut de cette tribune, parle ainsi : Notre intention est de déclarer M. Necker ministre inamovible de la nation ; et comme notre roir n’est pas en état de nous gouverner, nous nommons monseigneur le duc d’Orléans lieutenant-général du royaume. Mous allons nous rendre à l’hôtel des Invalides, où nous prendrons les armes qu’on y a fait rapporter de la Bastille.
    Camille Desmoulins succéda à ce harangueur ; il tenait dans chacune de ses mains un pistolait, tournait autour de lui de syeux hagards, faisait des grimace set des contorsions ; et sa bouche, qui écumait, ne pouvait proférer que ce cri : Aux armes ! aux armes ! »
   (Christophe Félix Louis Ventre de la Touloubre Montjoie, Conjuration de Louis-Philippe-Joseph d’Orléans, surnommé égalité, d’après l’histoire qu’en a publiée Montjoie en 1796, Paris, Dentu, 1832, p. 46)
   
   Le régiment Royal-Allemand était commandé par le prince de Lambesc. Leprince fit charger sur la foule, les gardes-françaises prennent le parti des manifestants et ripostent. Les cavaliers du Royal-Allemand doivent de retirer piteusement.