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Naboth et Jézabel (Boissard, Theatrum vitae humanae) - Th. De Bry

Notice #015349

Image HD

Série de l'image :
Jean-Jacques Boissard, Theatrum vitae humanae, Metz, Abraham Faber, 1596
Auteur(s) :
Bry, Théodore de (1528-1598)
1596
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Sujet d’histoire sacrée. Naboth
Traitement de l'image :
Image web
Photo sur papier

Analyse

Analyse de l'image :
Le roi Achab désirait la vigne de Naboth. Sa femme Jezabel monte contre Naboth une fause accusation. Naboth est lapidé (à l’arrière plan au centre). Dieu charge alors Élie de frapper Jezabel de mort violente.
   
    « Après ces événements, voici ce qui arriva. Un certain Naboth, de Jizreel, avait une vigne à Jizreel, à côté du palais d’Achab, roi de Samarie. Achab ordonna à Naboth : « Donne-moi ta vigne, pour que j’en fasse un jardin potager, car elle est tout près de ma maison. Je te donnerai à la place une vigne meilleure ou, si tu préfères, je te paierai sa valeur en argent. »
   Mais Naboth répondit à Achab : « Que l’Eternel me garde de te donner l’héritage de mes ancêtres ! »
   Achab rentra chez lui, triste et irrité, à cause de cette réponse que lui avait faite Naboth de Jizreel: «Je ne te donnerai pas l’héritage de mes ancêtres ! » Il se coucha sur son lit, tourna son visage contre le mur et ne mangea rien.
   Sa femme Jézabel vint le trouver et lui dit: «Pourquoi es-tu triste et ne manges-tu pas ? »
   Il lui répondit : « C’est parce que j’ai parlé à Naboth de Jizreel et que je lui ai dit : “Donne-moi ta vigne pour de l’argent ou, si tu veux, je te donnerai une autre vigne à la place.” Mais il a répondu : “Je ne te donnerai pas ma vigne ! ”»
   Alors sa femme Jézabel lui dit : « Est-ce bien toi maintenant qui es roi d’Israël ? Lève-toi, prends de la nourriture et que ton coeur se réjouisse. C’est moi qui vais te donner la vigne de Naboth de Jizree . »
   Elle écrivit alors, au nom d’Achab, des lettres qu’elle marqua de l’empreinte du roi, puis elle les envoya aux anciens et aux magistrats qui étaient concitoyens de Naboth.
   Voici ce qu’elle écrivit dans ces lettres : « Proclamez un jeûne. Placez Naboth au premier rang du peuple
   et mettez en face de lui deux vauriens qui témoigneront contre lui en prétendant qu’il a maudit Dieu et le roi. Puis conduisez-le à l’extérieur de la ville et lapidez-le jusqu’à ce qu’il meure. »
   Les hommes de la ville de Naboth, les anciens et les magistrats qui étaient ses concitoyens, agirent comme Jézabel le leur avait fait dire. Ils se conformèrent à ce qui était écrit dans les lettres qu’elle leur avait envoyées. Ils proclamèrent un jeûne et placèrent Naboth au premier rang du peuple ;
   les deux vauriens vinrent se mettre en face de lui et témoignèrent contre Naboth devant le peuple en prétendant qu’il avait maudit Dieu et le roi. Puis ils le conduisirent à l’extérieur de la ville et le lapidèrent jusqu’à ce qu’il meure.
   Ils firent alors dire à Jézabel : “Naboth a été lapidé et il est mort.” Lorsque Jézabel apprit la nouvelle, elle dit à Achab : “Lève-toi, prends possession de la vigne de Naboth de Jizreel, qui avait refusé de te la céder pour de l’argent. En effet, Naboth n’est plus en vie, il est mort.” Dès qu’il apprit que Naboth de Jizreel était mort, Achab se leva pour descendre à sa vigne afin d’en prendre possession. » (1 Rois 21, 1-14)