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Ignace prêche les marins mécréants au péril de sa vie (Vita I. Loiolæ, 1622)

Notice #016018

Image HD

Série de l'image :
Vita Beati P. Ignatii Loiolae Societatis Jesu fundatoris, Rome, 1622
Auteur(s) :
Rubens, Pierre Paul (1577-1640)
Barbé, Jean-Baptiste (1578-1649)
Problème datation
Entre 1609 et 1622
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Histoire moderne. 16e siècle. Jésuites
Lieu de conservation :
Washington, Georgetown University Library
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
(OCoLC)907383818
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
« Les matelots se gênaient moins encore ; ils ne se souvenaient guère de Dieu que pendant la tempête ; le calme à peine revenu, ils recommençaient à blasphémer. Ignace prit en main la défense de la Majesté divine. Mais la douceur des paroles ayant peu d’empire sur ces natures perverses et grossières, il essaya de la réprimande ouverte et leur reprocha d’oser, sur le bord même de l’enfer, provoquer par des crimes si énormes la colère du ciel. L’unique fruit de son zèle fut de leur inspirer le dessein de le jeter sur une petite île déserte et de l’y abandonner. Quelques passagers plus honnêtes, ayant eu connaissance du complot,
   lui en donnèrent avis, et mus par un sentiment de compassion, le conjurèrent de cesser des observations inutiles aux autres et dangereuses pour lui-même. Rien ne fut capable de l’effrayer, et il continua de parler librement, sachant très bien que la volonté de Dieu est plus puissante que le mauvais vouloir des hommes, et que la mer et les vents obéissent à ses ordres. Il en fit bientôt l’expérience. Arrivés en vue de l’île, les matelots essayèrent
   d’aborder, mais un vent impétueux s’éleva tout à coup et les rejeta très loin de la côte. A chaque tentative nouvelle, le même vent revint avec une violence croissante. Ils furent donc, malgré eux, contraints de garder Ignace et de reprendre la route de Chypre. »
Annotations :
1. La graure n’est pas signée.
Légende : « Nautae suis insensum vitiis in desertam insulam exposituri, subito vento repelluntur, ac inuiti licet ad Cyprum vehunt. »