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Funestine (Cabinet des fées, t31, 1785) - Marillier

Notice #016875

Image HD

Série de l'image :
Chevalier de Mayer, Cabinet des fées, ou coll. choisie des contes de fées…, 1785
Auteur(s) :
Thomas, N. (vers 1750-vers 1812), graveur parisien au burin
Marillier, Clément-Pierre (1740-1808)
Date :
1785
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Madison Wisconsin, Memorial Library
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
PZ24C3 (31)
Traitement de l'image :
Photo numérique

Analyse

Analyse de l'image :
Réveil de la princesse Funestine au palais des événements.
   
    Funestine, princesse d’Australie, naît sous les auspices des fées les plus malfaisantes. Le roi son père la jette aux fauves, où le génie Clair-Obscur la recueille et l’emmène. Le génie vient d’avoir un fils « aussi beau qu’elle était laide », Formose. Mais les qualités morales laissent à désirer. Clair-Obscur se met en tête de marier les deux enfants.
    Formose est orgueilleux et avide de louanges ; Funestine croît « en laideur et en indocilité ». Un jour elle manque périr dans une tempête. Le génie la fait transporter dans un palais qu’il construit pour elle, le palais des événements (p. 21).
    Funestine s’éveille dans ce palais, la scène dessinée par Marillier est la scène de son réveil :
    « Funestine impatiente se jette pieds nus en bas du lit, & fait une glissade peu modeste : autre cérémoniel aussi impertinent, pour lui mettre un peu d’eau-de-vie de lavande sur une légère écorchure qu’elle s’étoit faite au coude. Ensuite on la prie humblement de choisir parmi vingt robes à peigner qu’on étale à sa vue l’une après l’autre. Qu’on me donne la première venue, dit-elle avec colère, & qu’on se dépêche. Alors on apporte une toilette, la même que les grâces avoient faite pour Vénus. Elle la renverse, ajoutant d’un air dépité, qu’elle ne veut point se coëffer, & qu’on est bien hardi de ne pas attendre ses ordres. Elle passe par une galerie, dans laquelle plusieurs ouvrières lui brodoient un ameublement ; elle en trouve le goût détestable, les chasse, & fait jeter l’étoffe au feu. »
   
    A droite on apporte à Funestine une table de toilette sur laquelle repose un précieux miroir.
    A gauche, on lui donne une robe (plutôt une chemise ?) qu’elle saisit dédaigneusement du bout des doigts.
Annotations :
1. En haut à gauche « Funestine », à droite « Tom. 31. Pag. 25. »
Légende dans le cartouche : « Qu’on me donne la premiere venue | et qu’on se dépêche. »
Signé sous le cartouche à gauche « C. P. Marillier Del. », à droite « N. Thomas sculp. »
Gravure insérée avant la p. 31, la citation débute à la 12e ligne.